Environnement

L’affichage environnemental est décalé au 1er juillet 2011

6 avril 2010 - Josselin Moreau

Dans les centres Leclerc de Templeuve et Wattrelos (Nord Pas-de-Calais), le ticket de caisse indique aussi l’addition carbone du chariot. Crédit : E. Leclerc

Les députés de la Commission Développement durable de l’Assemblée nationale ont décidé de décaler la mise en place de l’affichage environnemental de six mois, au 1er juillet 2011. Ce décalage sera suivi d’une phase de test d’au moins un an (juillet 2012) « afin d'informer progressivement le consommateur ». L’amendement des parlementaires Christian Jacob et Bertrand Pancher précise aussi que « cette expérimentation [fera] l'objet d'un bilan transmis au Parlement évaluant l'opportunité d'une généralisation de ce dispositif » Parmi les motivations des députés au décalage de cette mesure du Grenelle 2, « le manque des données disponibles tout au long de la chaîne de production, des lacunes méthodologiques pour évaluer les impacts environnementaux des produits et des incertitudes concernant le choix des catégories de produits. »

Manque de données

L’originalité de la démarche française réside dans son approche multicritère et participative. Douze groupes de travail sectoriels travaillent ainsi au sein de la plateforme Afnor-Ademe à la mise en place d’indicateurs sur les différentes catégories de produits. Parmi eux, le groupe de travail n°1 porté par l’Ania et la FCD concerne les produits alimentaires. Les indicateurs proposés pour le moment mais non validés sont le changement climatique (équivalent CO2), les surfaces de biodiversité (en hectares), l’eutrophisation des eaux et la toxicité aquatique. L'unité fonctionnelle de calcul - 1 kilogramme, 1 litre de produit – n’est pas non plus statuée. Elle pourrait prendre en compte l’utilisation finale du consommateur. En parallèle, un groupe de travail Inra/Ademe doit se mettre en place pour alimenter – à l’horizon 2013 ! - une grande base de données nationale sur l’agriculture et l’agroalimentaire.

Donner le choix au consommateur

L’affichage environnemental a vocation à être utilisé par le consommateur lors de son acte d'achat. Plusieurs scenarii de mise à disposition de l’information sont donc aussi discutés au sein du groupe de travail Ademe-Afnor, mais aucune décision n’a été prise pour le moment. Parmi les mesures envisagées, la mise en place de bornes Internet en magasin, d’étiquettes sur les produits ou les étiquettes prix ou d’une information en rayonnage. Dans ce contexte, quid aussi d’une démarche coordonnée à l’échelle européenne entre les États membres ou de la mesure de l’impact environnemental des produits agricoles ou alimentaires importés en France.

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