Selon un article diffusé par le CTCPA, le développement de biocapteurs, et en particulier d’aptacapteurs, permettrait une détection plus rapide des salmonelles dans les matrices alimentaires. Crédit : Adobe Photo Stock.

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Les biocapteurs vont accélérer la détection des salmonelles

4 novembre 2019 - Marjolaine Cérou

Selon un article diffusé par le CTCPA, le développement de biocapteurs, et en particulier d’aptacapteurs, permettrait une détection plus rapide des salmonelles dans les matrices alimentaires.

La libération des lots en atelier est cruciale pour les entreprises. L’enjeu principal étant de les retenir le moins longtemps possible tout en s’assurant de commercialiser un produit sûr pour le consommateur. Un point essentiel pour les produits frais. Deux microbiologistes du CTCPA et de l’Observatoire océanologique ont mis en avant l’utilisation de biocapteurs comme nouvelle méthode de détection dont l’intérêt est d’obtenir les résultats plus rapidement que les méthodes utilisées actuellement (lire Octobre 2018, p.101). Ces biocapteurs représentent plusieurs avantages : une détection en temps réel et un temps de préparation des échantillons réduit. Les aptacapteurs en particulier sont à suivre de près selon les microbiologistes. Ils se composent d’un acide nucléique utilisé comme élément de bio-reconnaissance. Il n’y a donc pas besoin d’anticorps, ce qui réduit les coûts. « L'intérêt croissant pour ces dispositifs est lié à leurs grandes spécificité et affinité pour leur cible, à leur résistance aux hautes températures mais également à leur réaction relativement rapide », commente Nathalie Paniel du CTCPA Avignon et du Laboratoire BAE de l'Université de Perpignan.

Ces capteurs sont produits à l’aide de la méthode Selex (Systematic evolution of ligands by exponential enrichment), qui consiste à mettre en contact la cible avec un simple brin d’ADN ou d’ARN. Les nucléotides de la cible appariés au simple brin sont alors amplifiés, puis séquencés pour identifier le motif capable de se lier spécifiquement au pathogène. Plusieurs d’entre eux ont été testés sur des souches de salmonelles présentes dans les volailles (S. Typhimurium et S. Enteritidis).

Des résultats dès 10 min

Selon les types de capteurs (fluorescents, détection par spectroscopie Raman, impédimétriques), les résultats peuvent être obtenus en 10 à 45 minutes, contre 24 h au minimum pour les méthodes rapides utilisées actuellement (Elisa, PCR, milieux chromogéniques, etc.). « De plus, ces dernières exigent beaucoup de travail, font appel à un personnel formé et ne conviennent pas aux analyses en atelier et à haut rendement », souligne  Nathalie Paniel du CTCPA. La technologie pourrait ainsi se décliner à la détection d'autres pathogènes.
D’après l’Anses, Salmonella est le premier agent pathogène confirmé en France dans les foyers de toxi-infections alimentaires collectives.

L’article est disponible dans son intégralité ici

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