Au programme de l'Anses pour l'année 2020, le renforcement de la maîtrise des risques sanitaires. Ce qui passe par le déploiement de nouvelles techniques analytiques, à l’instar du séquençage complet des génomes pour les dangers biologiques. Crédit : Adobe Stock.

Qualité

Santé et Alimentation : le programme de l’Anses pour 2020

27 décembre 2019 - Marjolaine Cérou

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire et de l’alimentation poursuivra en 2020 ses travaux pour renforcer la maîtrise des risques sanitaires, documenter l’offre alimentaire et les risques nutritionnels et anticiper les nouveaux risques.

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire et de l’alimentation (Anses) a dévoilé son programme de travail pour l’année 2020. En termes de santé et d’alimentation, l’un des axes majeurs est le renforcement de la maîtrise des risques sanitaires.
« Les crises récentes sont le signe que la maîtrise des risques sanitaires liés à des dangers alimentaires, même bien connus, demeure un enjeu fondamental », indique l’Anses. A ce titre, l’Agence va poursuivre le déploiement de nouvelles techniques analytiques, à l’instar du séquençage complet des génomes pour les dangers biologiques et des techniques multi-résidus pour les contaminants chimiques. Ce qui permettra de contribuer à l’identification des dangers et à leur description. L’Agence documentera aussi la caractérisation des dangers à travers les études des facteurs de virulence ou des éléments de pathogénicité. Également au programme, le déploiement de la plate-forme de Surveillance de la Chaîne Alimentaire (SCA) en vue de structurer l’épidémiosurveillance. Ce qui concourra à décrire la prévalence et l’évolution de divers dangers y compris émergents. L’Anses poursuivra également ses missions d’évaluation du risque, en particulier dans le cadre des études de l’alimentation totale (EAT), qui ont pour objet d’estimer les expositions par voie alimentaire aux substances chimiques. Une autre mission d’envergure est de créer un système permettant de hiérarchiser les dangers et leurs aliments-vecteurs, et de prendre en compte de façon intégrée des dangers extrêmement différents. A terme, l’objectif est de rationaliser les priorités de contrôles et de surveillance.

En ce qui concerne l’offre alimentaire et les risques nutritionnels, l’Anses continuera d’étendre les activités de l’Observatoire de la Qualité de l’Alimentation (OQALI), conjointement avec l’Inra. La publication régulière d’études de la qualité des aliments par grands secteurs alimentaires et le suivi du déploiement et de l’influence du Nutri-Score font partie des priorités. L’Agence prévoit également de consolider une vision à moyen-long terme des priorités de travail liées à la table Ciqual. Les axes de développement sont les suivants : intégration des nouvelles tendances de consommation (bio, sans gluten, végan), ouverture d’un nouveau type de données (sucres libres, acides aminés, etc.) évaluées par des outils de modélisation, etc. L’Anses contribuera également à documenter l’adéquation de l’activité physique ou encore du niveau de sédentarité avec les repères sanitaires en la matière. En parallèle, elle mettra à jour les données d’adéquation et d’inadéquation d’apports en nutriments, ce qui participera à l’actualisation du Programme National Nutrition Santé (PNNS).  

Anticiper les nouveaux risques

Un troisième axe de travail est l’amélioration de la méthodologie pour les évaluations de risque. L’objectif est également de connaître les nouveaux facteurs de risque et de vérifier leurs éventuelles implications sanitaires. Ce programme s’inscrit dans des orientations stratégiques élaborées fin 2018 sur chacun des champs d’activité de l’Agence. Une réflexion prospective sur la prise en compte de l’impact global des pratiques alimentaires sera également lancée.
Enfin, l’Anses continuera d’échanger et de collaborer en France, en Europe et à l’international pour renforcer la qualité de son expertise. « Il s’agit d’affirmer notre pertinence scientifique, à la fois comme référence et force de proposition, et d’intervenir toujours plus efficacement en appui des pouvoirs publics pour protéger la santé de nos concitoyens dans leur vie quotidienne et la qualité de notre environnement », affirme Roger Genet, directeur général de l’Anses.

 

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