Affaire Findus : les secteurs viandes et poisson « sous surveillance » en 2013

12 février 2013 - Bruno Carlhian

La commercialisation des viandes et produits de la pêche sera placée sous surveillance étroite des services des fraudes tout au long de l’année 2013, a indiqué Benoît Hamon, lundi 11 février, à l’issue d’une table-ronde sur la traçabilité des viandes qui a réuni l’ensemble de la filière viande française à Bercy. DR

La commercialisation des viandes et produits de la pêche sera placée sous surveillance étroite des services des fraudes tout au long de l’année 2013, a indiqué Benoît Hamon, lundi 11 février, à l’issue d’une table-ronde sur la traçabilité des viandes qui a réuni l’ensemble de la filière viande française à Bercy. Le ministre chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation a justifié cette décision par la nécessité de savoir s’il existait « d’autres filières de trafic » semblables à celle qui est apparue dans l’affaire de vente frauduleuse de viande de cheval en lieu et place de viande de bœuf à l’industriel Findus. « Il s’agit d’envoyer un message aux importateurs afin qu’une telle affaire ne se reproduise pas ». Des contrôles seront notamment menés sur la base d’échantillons de produits transformés prélevés en grandes surfaces.

Négligence ou fraude organisée ?

Benoît Hamon a par ailleurs précisé qu’une enquête avait été diligentée par la DGCCRF pour déterminer si l’affaire en cours était issue d’une simple négligence ou relevait d’une fraude organisée. « Dans ce dernier cas, il s’agirait bel et bien d’un délit et je transmettrai cette affaire au parquet », a assuré le ministre. Les résultats de cette enquête sont attendus d’ici jeudi. Elle permettra peut-être de savoir qui, du fournisseur roumain ou des multiples intermédiaires intervenus dans cette affaire, a maquillé le minerai à base de viande de cheval en viande bovine.

En attendant, les services des fraudes ont poursuivi ces dernières heures le retrait des rayons des lasagnes surgelées douteuses déjà commercialisées, avec l’aide des bons de commande de la société Comigel, prestataire de Findus en Moselle pour ses MDD et le concours des chaînes de distribution. « L’opération sera poursuivie jusqu’à ce que tous les produits soient retirés », a insisté Benoît Hamon.

Indiquer l'origine des viandes sur les produits transformés

Les trois ministres présents à la table-ronde de lundi (Benoît Hamon, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot) ont repris à leur compte la revendication des professionnels pour que l’origine des viandes soit obligatoirement précisée sur les produits transformés, ce qui n’est le cas aujourd’hui que sur une base volontaire avec la mention VBF. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé qu’il avait sollicité une rencontre avec ses collègues ministres européens de l’agriculture et de l’alimentation pour débattre de ce sujet. La réunion est prévue mercredi. « La France va pousser pour que l’origine des viandes soit mieux identifiée sur les produits transformés », a-t-il promis.

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