Campylobacter sous surveillance

Un réseau de surveillance des infections à Campylobacter, coordonné par le CNR des Campylobacters et Hélicobacters a été mis en place en France en 2002, à partir de laboratoires hospitaliers et de laboratoires d’analyses de biologie médicale volontaires répartis sur tout le territoire métropolitain. Sur 2004- 2005, 3870 souches ont été caractérisées : C. jejuni (77,2%), C.coli (15,7%), et 5,3% pour C.fetus, les trois principales.
Il y a une recrudescence saisonnière en été, et une incidence plus forte des infections chez les enfants. Les facteurs de risque d'une infection mis en évidence sont la consommation de bœuf peu cuit, une hygiène insuffisante des mains lors de la préparation des aliments en cuisine et un voyage à l'étranger.

On observe des niveaux de résistance supérieurs à 30% pour 4 antibiotiques : ce qui est très élevé pour l'ampicilline et les quinolones (l'acide nalidixique et la ciprofloxacine) et , plus "logique" pour la doxycycline qui est très utilisée dans les élevages.

Des chiffres sous-estimés

Basé sur le volontariat, les résultats sont représentatifs mais pas exhaustifs. Le rapport recommande la recherche systématique de Campylobacter dans toute coproculture (analyse des selles) demandée face à une diarrhée présumée infectieuse. Selon une étude de l'INVS, l'incidence des infections confirmées microbiologiquement est estimée à 31 pour 100 000 habitants, soit 18 485 infections confirmées par an. Un chiffre sans aucun doute sous-estimé.
CNR : Centre national de référence
INVS : Institut national de veille sanitaire

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