Nielsen constate un boom des ventes de produits frais traditionnels en drive, fruits et légumes en tête qui représentent désormais 7,1 % du chiffre d’affaires total du circuit.

Covid-19 : La dynamique des ventes en e-commerce devrait perdurer après le 11 mai

27 avril 2020 - Pierre Christen

Boostée par le confinement, la part de marché du e-commerce (drive et livraison à domicile) devrait continuer à croître après le 11 mai. Nielsen estime qu’elle va dépasser les 8 % cette année contre moins de 6 % en 2019.

Le confinement provoqué par l’épidémie de Covid-19 a influencé les comportements d’achats des Français en les orientant davantage vers deux circuits de distribution : les magasins de proximité et le e-commerce (drive et livraison). Pour ce dernier, Nielsen illustre la dynamique par des données édifiantes. Sur la semaine du 6 au 12 avril, les ventes ont été multipliées par deux, dépassant ainsi les 10 % de parts de marché, soit un gain de plus de 3 points. Depuis le début de l’année, la part de marché est de 7,4 %, et même de 9,5 % sur la période de confinement, à comparer aux années précédentes (5,7 % en 2019, 5,3 % en 2018).

Un succès principalement porté par la croissance du drive, et qui est lié à la diversification de la clientèle. Selon Nielsen, sur la première semaine de confinement, sans doute dans l’optique d’éviter les contacts humains, 1,2 million de foyers supplémentaires ont essayé le e-commerce. Dont près de 500 000 retraités, grosse clientèle des hypermarchés, où ils effectuaient jusqu’alors la moitié de leurs dépenses. Une dynamique qui n’a pas été sans poser des problèmes d’ordre logistique. L’assortiment total proposé par les drives est ainsi plus limité aujourd’hui qu’avant la crise, pour 80 % d’entre eux.

Contrairement aux magasins physiques, en drive, l’ensemble des catégories de produits sont dynamiques, avec pour top 5 sur la période du 16 mars au 12 avril (évolution du chiffre d’affaires 2020 versus 2019, en drive et en magasins) :

  • Surgelé sucré : + 111 % en drive (+ 25 % en magasins)
  • Surgelé salé : + 103 % (vs + 37 % en magasins)
  • Epicerie salée : + 102 % (vs + 26 %)
  • Epicerie sucrée : + 84 % (vs + 15 %)
  • Alcools : + 84 % ( vs - 7 %)

Le panéliste note également le boom des ventes de produits frais traditionnels, fruits et légumes en tête qui représentent désormais 7,1 % du chiffre d’affaires total du circuit. Une proportion plus forte qu’en magasins. Mais cet effet direct du confinement aura sans doute du mal à perdurer après le 11 mai.

Une part de marché supérieure à 8 % en 2020

Au bilan, il apparaît que la crise économique qui suivra la crise sanitaire devrait jouer un rôle de catalyseur pour ce circuit. Celui-ci permet en effet un bon contrôle du budget et un accès à une offre sous promotion attractive, bien souvent aux mêmes prix qu’en magasin. « Certains consommateurs seront durablement convertis pour une partie de leurs achats. La livraison de produits bio et de produits frais issus de circuits courts vont bénéficier de la crise actuelle pour capter de nouveaux adeptes », ajoute Marc Lolivier, délégué général de la Fédération du E-commerce et de la Vente À Distance. Des éléments qui amènent Nielsen à envisager une part de marché qui sera autour de 8 % sur le reste de l’année 2020.

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