Les différentes filières de la volaille se réorganisent en France. Les abatteurs adaptent les lignes pour répondre à la hausse de la demande en grande surface. Crédit photo Adobe teamfoto

Vie des IAA

Covid-19: Les filières volailles adaptent leur production et appellent les consommateurs à acheter pintades, canards et pigeons

17 avril 2020 - Amelie Dereuder

Avec la fermeture des écoles, des restaurants et des marchés, les entreprises des filières de la volaille se réorganisent en France, notamment pour approvisionner les grandes surfaces. Chez l’abatteur Arrivé Auvergne, l’organisation a changé en un week-end. Comme l’explique Marc Saulnier, directeur d’Arrivé Auvergne et président des Volailles Fermières d’Auvergne, « du jour au lendemain, il a fallu s’organiser pour protéger nos personnels tout en sécurisant l’approvisionnement des volailles et en assurant le bon fonctionnement de nos lignes de production. Application des gestes barrières, port de masques chirurgicaux obligatoires complété par le port d’un bandeau en tissu (tour de cou), mise en place de cloisons en PVC pour éviter les contacts de personnes travaillant côte à côte ou en face à face, décalage des horaires de pause pour favoriser la distanciation dans les salles de pause… »

Chez Sedivol et Allier Volailles, autres abattoirs de la filière, les usines ont aménagé les locaux et adapté les postes de travail. « Nous avons quelques absences dans l’effectif mais cela reste minoritaire. Particulièrement inquiets, nos chauffeurs livreurs ont été équipés de masques, gants, blouses voire combinaisons pour certains et gels hydroalcooliques », souligne Yannick Sol, directeur de ces deux abattoirs. Ces trois sociétés spécialisées dans la volaille fermière d’Auvergne (Label Rouge et IGP) ont perdu leurs débouchés en restauration mais les ventes ont grimpé en grandes surfaces et chez les bouchers.

Manque de débouchés pour les pintades, canards, oies, cailles et pigeons

La situation est plus compliquée pour les volailles comme les pintades, canards, oies, cailles et pigeons, davantage consommées en restauration. Pour que la filière continue d’exister après la crise du Covid-19, il faudrait que les consommateurs français prennent l’habitude d’en acheter. « En consommant du canard à minima deux fois par mois, en aiguillettes, mariné ou en brochettes, nous pourrions garantir à la filière le maintien de ses emplois, de la fourche à la fourchette. En achetant au moins une fois par an de la caille ou du pigeon, nous pourrions permettre à ces filières d’envisager l’avenir avec plus de sérénité, malgré la suspension de leur activité pour la restauration hors-domicile », souilgne l’Association de Promotion de la Volaille Française.

Process Alimentaire - Offres d'abonnement

LE MAGAZINE DES INDUSTRIELS DE L'AGROALIMENTAIRE

  • Une veille complète de l'actualitédu secteur agroalimentaire
  • Des enquêtes et dossierssur des thèmes stratégiques
  • Des solutions techniques pour votre usine

Profitez d'une offre découverte 3 mois