Sécurité du personnel

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18 novembre 2005 - Pierre Christen

1 Mettre fin au fatalisme
>>La sécurité du personnel se gagne poste par poste en misant sur l'esprit d'équipe et dans un contexte d'engagement fort de la direction

2 Fantou montre l'exemple
>>La société a entrepris une démarche offensive de prévention des risques bâtie sur la responsabilisation des salariés, la limitation des ports de charge et un état d'esprit de la direction positif et transparent

3 Avec ou sans gant anti-coupures ?
>> Pour protéger la main tenant le couteau sans élever le risque de troubles musculo-squelettiques, les gants anti-coupure sont de plus en plus légers. L'exigence de l'hygiène nécessite quant à elle une maîtrise du procédé de lavage

Exclusivité Internet

Interview de Franck Cailly, directeur de l'abattoir de Saint-Etienne

>Avec pudeur, Franck Cailly tire les enseignement de l'accident mortel survenu l'été dernier dans l'abattoir de Saint-Etienne.

En août 2004, nous avons vécu un accident mortel Première chose , nous avons prévenu rapidement les secours. il est indispensable dans chaque entreprise d'avoir une procédure rigoureuse. Un document écrit avec numéro de téléphone et ce qu'il faut faire. Même un message évident, car on ne sait jamais comment on réagit sous le coup de la panique. Toujours se souvenir qu'il faut attendre l'autorisation es secours avant de raccrocher.
Il faut bien comprendre qu'à partir de l'intervention des secours, on perd le contrôle de la machine administrative et judiciaire qui se met en branle. Très rapidement, nous avons eu une intervention d'officiers de la police judiciaire et d'experts. Il faut être préparés à êtres disponibles pour gérer l'après accident. Il faut garder la tête froide, il est impératif d'avoir des relais dans l'entreprise, chefs de ligne et responsable maintenance.
L'accident a eu lieu un vendredi midi. Le lundi matin, une cellule psychologique a reçu les salariés par groupes puis individuellement pour les volontaires. C'est un travail essentiel, mais il faut savoir qu'il participe dans un premier temps à diffuser le traumatisme. La cellule est restée à disposition des salariés. Dans un second temps une peur des machines a commencé à s'installer bien que l'appareil en cause a été enlevé. Nous avons réuni CE et CHSCT, nous avons fait appel à des aides extérieures (CRAM, Médecine du Travail) pour rassurer le personnel. La première décision prise a été l'interdiction au personnel de maintenance d'intervenir pour des modifications de matériel. Cette tâche revient à présent systématiquement au fournisseur. Nous avons engagé une expertise de sécurité globale sur l'ensemble des matériels du site. Après un an, nous n'avons pas de détérioration du climat social. Il y a eu des réactions épidermiques, mais la concertation et l'appui sur des relais efficaces a fait progresser le dialogue social.
Propos recueilli au Congrès de la FNEAP

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