Gestion de crise

Grippe aviaire : halte à la psychose !!!

L'UFC Que Choisir, sans autre parti pris que celui de la défense des consommateurs rappelle l'indispensable :
"Selon les experts sanitaires français indépendants, la grippe aviaire n'est pas à ce jour un risque alimentaire en France, pour les raisons suivantes :
-Les cas prouvés de grippe aviaire transmise à l'homme concernent exclusivement des personnes ayant de par leur profession un contact étroit avec des oiseaux.
-Le réseau d'alerte sanitaire existant en France permet d'isoler rapidement un élevage qui serait contaminé par le virus et permet d'empêcher l'entrée des animaux dans la chaîne alimentaire.
-Les conditions d'hygiène existant dans les abattoirs limitent fortement le risque de contamination des viandes par le virus. -Dans le cas très peu probable où un aliment serait malgré tout contaminé par le virus, celui-ci ne résisterait pas à l'acidité de l'estomac.
Il n'y a donc pas lieu de craindre à ce jour une contamination des consommateurs français par leur alimentation. "

Le communiqué de l'EFSA

Dans un communiqué du 26 Octobre, l'EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments) déclare qu'il n'y a aucune preuve suggérant que la grippe aviaire soit transmise à l'homme par la consommation d'aliments, volailles et oeufs. Le chemin le plus probable d'infection du virus H5N1 à l'homme est le contact avec des volailles vivantes infectées et non la consommation d'œufs ou de volailles. Prudente, l'Efsa n'exclue toutefois pas totalement cette dernière hypothèse.
L'Agence rappelle que la viande et les oeufs doivent être entièrement cuits pour être mangés. Bien qu'il soit improbable que le H5N1 puissent se transmettre à l'homme via la viande ou les oeufs crus, cuire convenablement inactive le virus et élimine le risque éventuel.

L'avis de Brugère Picoux

Il n'y a pas de risque alimentaire", a rappelé mardi le Pr Jeanne Brugère-Picoux, spécialiste des pathologies du bétail à l'école vétérinaire d'Alfort au lendemain de l'annonce d'un cas avéré de grippe aviaire sur le sol grec.
"La contamination est liée à un étroit contact avec l'oiseau", a expliqué Jeanne Brugère-Picoux sur France-Inter: "Elle a concerné surtout des personnes qui avaient des coqs de combat et qui les tenaient toujours contre eux." Seulement 66 personnes sont mortes du virus en Asie depuis deux ans, a-t-elle insisté, alors que 2.500 malades meurent chaque hiver de la grippe saisonnière en France.
Au contraire de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, "on a ici affaire à une maladie que l'on connaît, terrible pour l'économie aviaire, pour les élevages", a ajouté Jeanne Brugère-Picoux. "La psychose vient de l'amalgame que l'on fait entre le risque aviaire et celui d'une pandémie humaine. Certains pensent que ce virus aviaire serait obligatoirement à l'origine de la pandémie, alors que ce n'est pas certain".
Jeanne Brugère-Picoux a précisé qu'on "ne sait pas quel virus se recombinera, chez le porc ou chez l'homme, avec un virus humain" pour créer "ce nouveau virus contre lequel on sera naïf, c'est-à-dire sans anticorps et sans protection". Selon elle, "il y a un risque avéré de pandémie de grippe humaine, puisqu'il y a trois à quatre pandémies par siècle. Mais ce sera un nouveau virus dont il est évident qu'on ne peut pas connaître la composition. Le H5N1 est un candidat potentiel parce qu'il circule beaucoup actuellement".
Concernant la lutte contre cette épizootie, la vétérinaire a observé que "dans les pays en développement où il y a quelques poules pour un individu, c'est évident qu'on ne peut pas mettre un vétérinaire derrière chaque personne. La maladie reste endémique dans ces régions parce qu'on n'a pas donné aux gens les moyens financiers de déclarer les cas".
Interrogée sur la possibilité d'une contamination en France, Jeanne Brugère-Picoux a ajouté que "les spécialistes disent que les oiseaux migrateurs vont aller vers le Moyen-Orient et vers l'Afrique, mais qu'a priori, ils ne passeront pas la France".
"Au printemps, les oiseaux migrateurs en partance des pays affectés ne toucheront peut-être pas la France, mais il y aura un regroupement en Afrique. On peut espérer que la chaleur là-bas ne permette pas au virus de survivre", a-t-elle souhaité, "car le retour des oiseaux migrateurs d'Afrique qui auraient rencontré des oiseaux infectés pourraient nous rapporter ce virus influenza hautement pathogène".

A visiter également, le site de la DGAL
http://www.agriculture.gouv.fr/spip/actualites_a5370.html

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