Le chocolatier Cémoi ouvre une usine en Côte d’Ivoire

18 mai 2015 - Pierre Christen

Fruit d’un investissement de six millions d’euros, la nouvelle usine africaine de Cémoi, d’une surface de 2 000 m² , offre une capacité de production de 10 000 tonnes par an.

Le nouveau site de production du chocolatier Cémoi dans la zone industrielle de Yopougon à Abidjan a été inauguré aujourd’hui lundi 18 mai par Alassane Ouattara, président de la république de Côte d'Ivoire.

Fruit d’un investissement de six millions d’euros, la nouvelle usine africaine, d’une surface de 2 000 m² , offre une capacité de production de 10 000 tonnes par an. A titre de comparaison, l’usine Cantalou implantée à Torremilla près de Perpignan a une capacité de 35 000 tonnes.

Des spécialités dédiées au marché ivoirien

Le site ivoirien emploiera une centaine de collaborateurs locaux. Il servira le marché local en spécialités chocolatées dédiées. A ce titre, deux nouveaux produits vont être lancés dès le mois de juin :

- Une tablette de chocolat pâtissier de 2 kg destinée au marché des professionnels boulangers, pâtissiers et restaurateurs,

- Le stick Tarticao, une pâte à tartiner aux noisettes en mini-sachet de 20 grammes, un format bien adapté aux canaux traditionnels de distribution. Une recette à l’anacarde (noix de cajou) développée exclusivement pour le marché ivoirien est en test.

Le stick Tarticao, une pâte à tartiner aux noisettes en mini-sachet de 20 grammes, un format bien adapté aux canaux traditionnels de distribution.

Ces nouveautés vont compléter la gamme d’une vingtaine de produits déjà lancés depuis début 2013. Une poudre de cacao petit-déjeuner est attendue dès 2016.

Sur un marché local à la stabilité retrouvée, avec une croissance de 8,7 % en 2013, Cémoi s’est fixé comme objectif de faire apprécier le chocolat aux Ivoiriens, avec des produits adaptés aux habitudes de consommation. La Côte d’Ivoire pourra servir de rampe de lancement pour servir d’autres pays d’Afrique de l’Ouest tels que le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal ou le Togo.

Le numéro un du chocolat en France est présent depuis les années 70 en Côte d’Ivoire, première zone de production mondiale de cacao. Le groupe y a implanté en 1996 son usine de transformation de fèves. Il y travaille avec 19 000 planteurs dans le cadre de la joint-venture PACTS, créée en 2009 avec les chocolatiers Blommer et Delfi dans le but de favoriser la culture d’un cacao durable. Ce programme favorise la transmission de bonnes pratiques agronomiques, le respect de la biodiversité, la valorisation et la professionnalisation du monde agricole. Il a conduit à la création de 17 centres de fermentation et de séchage du cacao, en partenariat avec les coopératives. Une action qui a permis de maintenir le niveau de qualité des fèves de cacao, la filière ayant été déstabilisée par la guerre civile mais aussi par la concurrence d’autres cultures.

Le programme "Transparence Cacao"

En 2014, Cémoi a réalisé un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros. Le groupe français, détenu par la famille Poirrier, dont le siège est basé à Perpignan, a commercialisé 260 000 tonnes de chocolat, en incluant les ventes de fèves de cacao. Il a récemment lancé son nouveau programme « Transparence Cacao », qui vise à produire un chocolat issu d’une filière 100 % responsable d’ici à 2020. En trois ans, sur la période 2015-2017, Cémoi va investir 20 millions d’euros pour que l’intégralité des 145 000 tonnes de fèves qu’il utilise chaque année soit concernée par cette démarche. Cela concerne 60 000 planteurs dans le monde.

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