Le système d’information, clé de l’agilité

14 décembre 2010 - François Morel

Face à la variabilité des demandes du marché, les entreprises se doivent d’être réactives ou encore mieux agiles ! Quel que soit le domaine : approvisionnement, planification, innovations produits, maintenance...

Les systèmes d’information (SI) actuels sont-ils le principal frein à la croissance de l’entreprise ? D’après CDC Software, c’est très souvent l’analyse qui ressort des cahiers des charges d’évolution des SI. Pourtant, ce n’est pas l’offre d’outils logiciels qui manquent. Nombreuses, aujourd’hui, sont les entreprises dans l’agroalimentaire, à partir d’une certaine taille, à disposer d’outils de type ERP au niveau de la gestion, de LIMS au niveau du contrôle qualité, de PLM au niveau des recettes, ou d’outils de supervision pour le suivi de la production. Mais, constate CDC Software, s’ils répondent souvent dans leurs fonctionnalités propres aux besoins : « structurant assez bien, en général, l’activité, mais uniquement dans leur domaine d’application », ils ne communiquent pas, par contre, ou peu entre eux. Ce qui entraîne incohérence, lourdeur, inertie…

Environnements complexes

Ce côté disparate tient aux outils, qui – classiquement – sont issus d’une implémentation de façon stratifiée, ou bien proviennent de l’héritage d’acquisitions de nouvelles sociétés. On accumule, en superposant ! Ce qui génère la complexité du management global ; jusqu’à ne plus pouvoir répondre aux contraintes imposées. Le problème devient d’autant plus important que les contraintes augmentent dans l’environnement des entreprises. C’est une des grandes tendances relevées par le salon Progilog 2010. « Flux tendu, multiplicité des références, réduction du cycle de vie des produits, dé-saisonnalité, internationalisation, développement du cross canal, explosion du e-commerce… conduisent à un nouvel ordre économique : complexe et mouvant. Qui exige, aujourd’hui, des entreprises d’êtres agiles, réactives, et fiables. En vue de maîtriser leur rentabilité, de conquérir de nouvelles parts de marché et d’assurer leur pérennité.»

Réactivité interne et externe

La première exigence à laquelle les entreprises sont soumises, est « d’anticiper et de maîtriser leur production et leur flux ». La maîtrise passant par le développement de relations sécurisées avec ses partenaires (clients, fournisseurs…). Pierre Guegen de Cardinem rappelle que la réactivité se joue à deux niveaux : en interne (dans l’entreprise) et en externe (avec les partenaires). « Pour améliorer ses performances dans ce domaine, l’industriel doit fluidifier ses processus internes ». En sachant qu’il est pris, en tenaille dans une double contrainte : l’obligation de répondre à la demande (sans quoi il perd le marché), et l’optimisation de la réponse qui ne doit pas coûter trop cher pour le client.

Les réponses se situent à plusieurs niveaux :
– au plan stratégique, c’est le choix notamment du portefeuille produits. « L’industriel, conseille Pierre Guegen, ne doit pas tout accepter »,
– sur le plan de l’organisation, la solution est dans le travail en collaboratif. « Le temps n’est plus où chaque entreprise pouvait travailler dans son coin ». Les PME auraient, semble-t-il, avantage dans ce domaine à suivre l’exemple des grands groupes. Qui depuis longtemps ont intégré des méthodes logistiques modernes »,
– la nécessité, en matière d’organisation, d’avoir une bonne structure pour contrôler et développer certaines lignes de production,
– la prise en compte, en plus, au niveau opérationnel, des aléas pour l’exécution des demandes du donneur d’ordres,
– l’analyse (cycle d’amélioration continue) de l’efficience de toute la chaîne : bonne organisation, management de l’opérationnel, etc.

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