Minimisez vos risques Atex !

Depuis le grave accident du silo de céréales à Blaye (33) en 1997, les industriels de l’agroalimentaire confrontés au risque d’explosion des mélanges air-poussières combustibles ont largement investi, à l’instar des industriels concernés par les risques air-gaz/vapeurs inflammables, dans de nouveaux matériels répondant à la mise en conformité Atex, c’est-à-dire visant à réduire les risques en ATmosphères EXplosibles. En application depuis le 1er juillet 2003, deux directives donnent le « la ». La directive 94/92/CE exige des exploitants la mise en place de mesures techniques et organisationnelles, de zones à risque, de documentation,… Tandis que la directive 94/9/CE fixe les obligations des constructeurs (sécurité intégrée, prise en compte des défauts de fonctionnement,...).
Nouveauté d’alors : la nécessité de considérer le risque « poussières combustibles ». Tous les nouveaux matériels installés depuis cette date doivent répondre d’une certification Atex. Dans le cas des matériels existants, les industriels avaient jusqu’au 1er juillet 2006 pour effectuer le renouvellement. Un an plus tard, le constat est unanime : les entreprises ont traîné la patte... De facto, la phase de transition devrait durer encore quelques années.
« Ça fait 20 ans que j’utilise ce type de broyeur ou de mélangeur, je n’ai jamais eu de problèmes ! », argumentent les industriels réticents à renouveler leurs matériels existants. « En cas d’accident, si le matériel est non conforme, il y aura un partage des responsabilités civiles et pénales », alerte Marc Gillaux, responsable certification produits Atex au LCIE (Bureau Veritas), un des leaders mondiaux de la certification de matériels.

de vrais enjeux

« Pour les matériels installés avant le 1er juillet 2003, il n'y a pas l'obligation de les remplacer par un matériel Atex, si l'on prouve par une analyse du risque que le matériel existant n'est pas dangereux, précise Samuel Mauger, spécialiste de la mise en conformité Atex à l’Ineris. Ce que confirme Hervé Vaudrey, directeur technique de la filiale française de Chilworth, en ajoutant que beaucoup d'industriels se font « avoir » par méconnaissance de la réglementation.
La conformité Atex des matériels électriques (moteurs, sondes, lampes,...) ne pose pas question, car des normes préexistaient. Il y a par contre de vrais enjeux autour des matériels non-électriques, principalement les parties tournantes (broyeurs, mélangeurs,...). « Le règlement exige en premier lieu d’éviter l’Atex et, en second lieu, de supprimer les zones d’allumage des zones Atex, rappelle Nicolas Telliez qui porte la casquette Atex au CNPP. Le premier réflexe est de partir sur la mise en conformité Atex alors qu’il y a ces deux étapes préalables ». « Il peut y avoir une réorganisation de la production en vue de supprimer ou de limiter le risque», conseille à son tour Dominique Bungert, coordinatrice méthodes à l’Apave Sud Europe.
Retrouvez l'intégralité du dossier dans notre numéro de juillet-août...

Process Alimentaire - Formules d'abonnement

LE MAGAZINE DES INDUSTRIELS DE L’AGROALIMENTAIRE

● Une veille complète de l’actualité du secteur agroalimentaire
● Des enquêtes et dossiers sur des thèmes stratégiques
● Des solutions techniques pour votre usine

Profitez d'une offre découverte 3 mois