Complément d'article

Web + du Numéro de Février 2007

Bel : Politique de réduction à la source des déchets et des consommations d'énergie

Noël Pallez, responsable sécurité et environnement du groupe Bel, responsable des fonctions experts de l'ingénierie du site de Cléry-le-Petit (54 - Meuse)

"Nous menons depuis plusieurs années une politique environnementale de réduction à la source des déchets et des consommations d'énergie. Nous avons déjà mis en place des solutions d'améliorations sur l'eau et réussi à stabiliser nos consommations malgré la hausse de notre production, mais nous recherchions des bras de levier pour optimiser la facture énergétique globale et pour aller plus loin que les audits réguliers de nos utilités (vapeur/froid)."

Bonduelle : un bilan annuel développement durable

Alain Maureaux, directeur scientifique du groupe Bonduelle.

"Depuis 2003-2004, nous nous sommes engagés à promouvoir le développement durable en publiant un bilan dédié tous les ans. Celui-ci touche quatre thématiques : l'agronomie, la politique humaine, qualité et nutrition, les ressources naturelles parmi lesquelles l'énergie et le traitement des effluents.
Le groupe de travail créé au sein du groupe a déjà permis d'abaisser respectivement de 13 % et 10 % les consommations d'énergie et d'eau entre 2002-2003 et 2005-2006 (uniquement en rationalisant leur utilisation, sans système de récupération). Depuis la mise en place des quotas d'émission de CO2, nous avons réduit les nôtres de 30 % en substituant le fuel par du gaz dans toute nos installations thermiques.

"Nous croyons en la biomasse"
Lors de l'ouverture des marchés du gaz et de l'électricité, nous avons étudié la possibilité de changer d'opérateur, mais nos activités sont trop saisonnières : les usines de légumes surgelés consomment 80 % de nos dépenses d'énergie et les périodes de récolte correspondent à des pics de consommation pour lesquels un nouvel opérateur ne serait pas à même de nous proposer des tarifs intéressants. Nous n'avons donc pas changé d'opérateur.
Par ailleurs, nous croyons beaucoup en la biomasse. Nous avons candidaté pour l'appel d'offre national du Projet biomasse, et considérons la cogénération comme un système d'avenir. Nous voudrions l'adapter à notre activité conserve ou surgelés."

LDC : Une préoccupation qui s'intensifie

Alain Reynaud, directeur technique et projets du groupe LDC

"Nous avons quelques installations de récupération d’énergie sur les utilités ou le process, mais nous n’avons pas développé aujourd’hui de politique systématique d’optimisation de nos consommations. Nous considérions le retour sur investissement pour ces installations encore trop hypothétique. Mais vue l’évolution haussière du cours des énergies, nous nous préoccupons de plus en plus de ce poste de dépense : d'abord en tant que poste de charge qui grève le compte de résultat et le prix de revient mais aussi en terme de développement durable.

"Il faut améliorer les échanges avec les équipementiers"
Les observations de terrain au niveau du process doivent mener à la recherche d’interlocuteurs proposant des installations alternatives moins gourmandes en énergie. Nous avons besoin qu’un réseau d’acteurs économiques focalisé sur cette problématique se crée. La fiabilité des matériels et la durée de vie des solutions est un vrai défi pour les équipementiers. Le problème est que le développement des technologies est plus long que les cycles de l’économie actuelle. Le temps pour s’adapter est très court. Les fournisseurs n’ont pas le réflexe de nous parler économies d’énergie. Nous avons besoin d’une vraie dynamique de la part des politiques. Il faut un maillage des échanges plus importants que celui que l’on a actuellement. Faute de quoi, certaines techniques prometteuses peuvent rester lettre morte, à l'instar de la cuisson par induction qui ne s'est toujours pas généralisée.
Jusqu’à présent, le coût énergétique était secondaire devant la réalisation qualitative des produits et la réponse aux besoins du client. Maintenant, il va falloir chasser les coûts non fonctionnels, avec une vraie analyse de la valeur. C’est un peu la même chose avec les emballages, où la prise de conscience de la réduction des déchets à la source a commencé. Certains pays sont bien en avance sur nous."

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