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Bio: les aliments transformés au coeur de la dynamique

Amélie Dereuder |  4 Juin 2018 | 

Avec 8,3 Mds € en 2017, le bio se généralise et attire de nouveaux consommateurs. Ces derniers s’intéressent de plus en plus aux produits transformés, notamment au rayon traiteur frais, boissons et épicerie. Crédit photo Fotolia © Zoriana

C’est officiel, 2017 a été une très belle année pour le bio. Le marché total est estimé à 8,3 Mds€ en 2017, soit une croissance de 17% en un an. La création d'emplois est aussi au beau fixe. « Nous avons dénombré 134 500 emplois directs. Cela concerne plus de 88 400 équivalents temps plein dans l’agriculture (+13,7 % par rapport à 2016), 27 040 pour la vente au détail (+13%) et 1830 emplois pour la distribution de gros (+13%). Le secteur qui a le plus développé l’emploi est la transformation. Le nombre de postes a augmenté de 17 %, pour atteindre 14 510 équivalents temps plein, un record ! », s’enthousiasme Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio.

Le nombre d’acteurs officiant en agriculture bio est aussi à la hausse. Au 31 décembre 2017, 54 044 opérateurs étaient engagés dans ce label, soit +14,7 %. La grande majorité concerne la production agricole (36 691 fermes), suivis ensuite de la transformation avec 12 286 acteurs (+15,9%) et la distribution avec 4 783 opérateurs (+19,1%). « En 2017, l’aval de la filière bio enregistre +17 % de croissance en nombre d’acteurs, c’est une progression jamais vue ! », insiste Florent Guhl. 58 % de la transformation se concentre dans cinq régions : l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Occitanie, l’Ile-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Comme l’explique le directeur de l’Agence bio, « les opérateurs de l’aval se situent majoritairement dans les zones à forte densité de population, pour former un tissu qui va du champ à l’assiette.»

+34 % pour le traiteur et +23 % pour les jus de fruits

La moitié des ventes en valeur est effectuée au rayon frais. Or en 2017, une nouvelle tendance émerge : les produits « transformés » sont en plein boom. Le traiteur voit sa part en valeur augmenter de 34 %, les jus de fruits de 23 %, les cidres et bières de 26 % et le vin est en hausse de 21 %. Comme en 2016, le rayon épicerie sèche est dynamique : +22 % en salé et +17 % en sucré. Un succès qui s’explique en partie par l’évolution des pratiques de consommation. La généralisation du bio a en effet attiré de nouveaux consommateurs qui souhaitent retrouver le même type de produits qu’en conventionnel. Cela ouvre l’opportunité de proposer des produits plus complexes qui n’attiraient auparavant pas les acheteurs historiques de bio.

Retrouvez notre enquête sur le marché bio dans le numéro de juillet (parution le 5 juillet).