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R&D : six projets innovants à découvrir

13 Avril 2015 | 

Le projet Natarome+ vise à créer des ingrédients issus de fruits sélectionnés pour leur propriétés aromatisantes. © Igor Normann

Le 19e appel à projets du FUI-Régions a rendu son verdict. 62 nouveaux projets de R&D collaboratifs ont été sélectionnés et vont bénéficier d'une aide de l'Etat de 47,6 M€. Ils bénéficieront de surcroît des aides des collectivités territoriales et des fonds communautaires (Feder) à hauteur de 41,1 M€.

Parmi ces projets innovants menés par des entreprises et des laboratoires au sein des pôles de compétitivité, une poignée concerne le secteur agroalimentaire. Leitmotiv : ils doivent pouvoir générer à court ou moyen terme des solutions commercialisables. Sécurité des aliments, nutrition et naturalité sont à l'ordre du jour. Tour d'horizon.

Slim : des produits laitiers moins gras et aussi « gourmands »

Le projet Slim vise à créer des leviers technologiques pour réduire la teneur en graisse des produits laitiers tout en en conservant des caractéristiques organoleptiques similaires aux produits non-allégés. Slim développera ainsi des solutions d’émulsification et de structuration de la matière grasse, ainsi que des outils analytiques et sensoriels d’aide à la décision. Quatre partenaires industriels (Yoplait France, Haagen-Dazs, Emulsar et CAD Instruments) sont associés à deux partenaires académiques (UMR GENIAL, UMR CBMN).

Pôles : Vitagora, colabellisé Valorial.

Natarome+ : des ingrédients aromatisants issus de fruits

Ce n'est plus à démontrer : la naturalité est une attente majeure des consommateurs. Le projet Natarome+ a l’ambition de développer de nouveaux ingrédients naturels en exploitant de manière innovante les réserves aromatiques naturelles des fruits. L'objectif : limiter l’usage d’additifs et d’arômes de synthèse et développer une offre clean label. Un procédé d’extraction innovant utilisant des biotechnologies enzymatiques sera ainsi développé pour formuler des arômes naturels à très haute valeur ajoutée. Le projet réunit cinq partenaires industriels (Protéus, Atelier du Fruit, Jean Niel, Agro'Novae Industrie, Senoble) et deux partenaires académiques (Inra Avignon, Université d’Avignon).

Pôles : Terralia, co-labellisé par Vitagora.

Bio3 : des ingrédients issus du bois

Mis à part la cellulose, les constituants du bois sont peu valorisés. Porté par Fibre Excellence, ce projet vise la mise en place d'une bioraffinerie capable, à partir de biomasse bois, de produire des composés biosourcés pour les industries alimentaires et chimiques. Avec pour partenaires Novasep, Roquette, Seppic, Pennakem, Pagora et Ensiacet, le projet est évalué à 5,2 M€ pour quatre ans. Il pourrait à terme contribuer à pérenniser le site Fibre Excellence de Saint Gaudens.

Pôles : Agri Sud-Ouest Innovation, colabellisé par Axelera, Industries et Agro-Ressources et Xylofutur.

Octave : prévenir les défauts du vin

Le « vieillissement atypique » (non maîtrisé et non voulu) des vins représente un enjeu important pour la compétitivité de la filière viticole. Les défauts d’oxydation engendrés par ce phénomène physico-chimique concerneraient 3,9% des bouteilles dégustées à travers le monde et plus particulièrement les vins blancs secs. Mieux identifier ces phénomènes en vue d'intervenir de manière préventive, telle est l'ambition de ce projet porté par GBAE groupe (Laboratoire scientifique Vect'Oeur). Le projet d'un montant de 2,8 M€ sur trois ans compte les partenaires : Mickaël Paetzold, Sparflex et trois équipes de l'Université de Bourgogne.

Pôles : Vitagora,co-labellisé par Agri Sud-Ouest Innovation et Materalia

Ozone 2020 : l'ozone au service de la sécurité des aliments

L'ozone reste sous-exploité dans le secteur agroalimentaire, malgré ses propriétés bactéricides et contrairement à d'autres applications comme le traitement de l'eau. L'industriel Ozonia (Suez Environnement) associé à l'Institut Lasalle, Actalia, l'Ineris et les industriels Etia et Bonduelle veut démontrer la faisabilité technico-économique de l'utilisation de ce réactif pour améliorer la sécurité des aliments. Deux applications industrielles vont être développées en mode collaboratif.

Pôles : Industries et Agro-Ressources, colabellisé par Axelera et Terralia.

Robot-PCR : le contrôle des pathogènes en ligne

Comment poursuivre la démocratisation des analyses PCR (extraction de l'ADN et amplification génique) pour détecter les pathogènes dans les matrices alimentaires ? Pour ce faire, ce projet vise à développer un nouveau standard d'analyse en vue de répondre à l'attente pour des technologies robustes, mais surtout plus rapides pour un contrôle en ligne et en temps réel des aliments. La procédure obtenue se devra d'être rapide, automatisée, robotisée et encore plus sécurisée. Porté par ADNucléis, ce projet à 1,9 M€ a pour partenaires : Bonduelle, Copalis, l'ENIL et l'ENILB.

Pôles : Lyonbiopôle, colabellisé par Nutrition Santé Longétivité.

A noter aussi le projet Ohmpack (système de conservation-stérilisation), porté par Rovip. Pôles : Plastipolis, colabellisé Terralia