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Biocoop dit non à l’eau en bouteille plastique

Fanny Rousselin-Rousvoal |  27 Mars 2017 | 

Tout en annonçant sa décision sous forme de communication en points de vente, Biocoop permet à chacun d’évaluer sur internet l’impact environnemental de sa consommation d’eau en bouteille plastique (http://www.biocoop.fr/produits-bio/Eau) et les économies potentielles réalisées en changeant ses habitudes.

Depuis le 1er janvier 2017, plus aucun supermarché Biocoop ne commercialise d’eau en bouteille plastique. Un choix radical décidé lors de la dernière assemblée générale de la coopérative, et officialisé seulement le 23 mars. « Les bouteilles d’eau en plastique ont un impact environnemental énorme, tant au niveau de leur fabrication, leur transport ou leur retraitement. Elles ne correspondent pas du tout à nos valeurs », explique Claude Gruffat, président de Biocoop. Depuis sept ans, la coopérative n’en proposait d’ailleurs plus, mais les magasins avaient la possibilité de s’approvisionner ailleurs.

Biocoop est la première enseigne à prendre une telle décision, dont l’impact économique va être non négligeable. La perte de chiffre pour les magasins est en effet évaluée à 1 % voire 1,5 %.

Biocoop permet à chacun d’évaluer sur internet l’impact environnemental de sa consommation d’eau en bouteille plastique (http://www.biocoop.fr/produits-bio/Eau) et les économies potentielles réalisées en changeant ses habitudes. Sept bouteilles par semaine correspondent ainsi chaque année à 39 kg de CO2 émis dans l’atmosphère, 5 kg de déchets non recyclables, 109 200 kilomètres parcourus pour le transport et 255 litres d’eau utilisés pour la production des bouteilles plastiques. L’économie représente, elle, 170 euros. Biocoop préconise d’utiliser l’eau du robinet, quitte à utiliser un système de filtration si la qualité de celle-ci n’est pas satisfaisante dans sa commune. Des bouteilles verre ont été distribuées en magasin.

Ce n’est pas la première fois que Biocoop prend une décision radicale pour rester en cohérence avec ses convictions. Lorsque les OGM sont apparus dans les années 90, l’enseigne avait supprimé de ses rayons toutes les références contenant de la lécithine de soja. « Pour éviter tout risque, nous avons à l’époque déréférencé 450 produits sur 2 500 », se souvient Claude Gruffat.

En fort développement, Biocoop compte désormais 431 points de vente et emploie 4 500 salariés. Elle a réalisé 950 M€ de CA en 2016 (+ 24 %, 52 ouvertures) et vise 1,2 milliard d’euros pour 2017 (60 nouvelles ouvertures prévues).