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Négociations commerciales 2018 : des prix en baisse de 1,1 %, selon l'Ilec

Pierre Christen |  16 Avril 2018 | 

Selon Richard Panquiault, directeur général de l'Ilec, « les industriels ont aujourd'hui perdu toute maîtrise de leur tarif, et donc de leur capacité à pérenniser leur activité en France ». L'Institut de liaisons et d'études des industries de consommation a fait le bilan des négociations 2018. Et il n'est pas bon pour les sociétés qu'il représente.

Rappelons que l'Ilec compte 80 adhérents, des fabricants de produits de marque de grande consommation, de notoriété nationale et internationale, non-alimentaires mais surtout alimentaires, tels que Bonduelle, Coca-Cola, Danone, Findus, Heineken, Bel, Ferrero, Kellog's, Lesieur, Mars, Materne, Mc Cain, Mondelez, Nestlé, Pepsico, Savencia…

Les résultats de l'enquête autour des négociations 2018 montrent une dégradation tarifaire plus forte qu'en 2017 : -1,1 % en moyenne au lieu de – 0,6 %. « Cela se matérialise par moins de hausse de prix nets, des hausses encore moins fortes et des baisses encore plus fortes », indique l'Ilec.

Dans l'alimentaire, seul un quart des adhérents ont pu augmenter leur prix net, contre 38 % en 2017.

Au final, seuls 15 % d'entre eux estiment que le résultat de la négociation couvre leurs besoins. « Au sens de la loi, l'évolution des prix convenus ne compense pas celle des matières premières », commente l'Ilec, qui pointe aussi les dérives liées aux promotions, aux accords sans contreparties, aux pénalités et plus globalement la dégradation de l'aspect relationnel.

Ce qui conduit l'Institut à commenter le projet de loi gouvernemental visant à rééquilibrer les relations commerciales en augmentant le seuil de revente à perte de 10 % et en encadrant les promotions (limite à 34 % de la valeur). « Le texte de loi en préparation échouera à inverser la spirale déflationniste, s'il ne comprend pas les mesures à même de protéger le tarif des industriels », conclut-il.