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Qualité

Moins de propagation des microorganismes avec les essuie-mains à usage unique

Marjolaine Cérou |  13 Avril 2015 | 

Les chercheurs de l'Université de Westminster ont montré que l'utilisation d'un essuie-mains à usage unique limitait la propagation des microorganismes.

Des mains propres sont des mains sèches ! Les experts en hygiène ont toujours souligné l'importance du séchage des mains dans les protocoles d'hygiène. Mais, quelle méthode privilégier ? Feuille de papier, essuie-mains textile, système à air pulsé... Les méthodes sont nombreuses mais pas forcément aussi efficaces, l'enjeu étant d'éviter tout risque de contaminations croisées. D’après une étude commanditée par l’European Tissue Symposium (ETS), l'organisation européenne des fabricants de papier, un séchage avec des essuies mains à usage unique serait la meilleure solution pour limiter la dispersion des microorganismes. Les chercheurs de l’Université de Westminster ont observé le risque potentiel d’une contamination lors du séchage des mains. Pour ce faire, quatre méthodes de séchage ont été utilisées : feuilles de papier à usage unique, essuie mains en tissu, un système de séchage à air chaud, et un système par air pulsé. Les chercheurs ont observé l'effet de ces dispositifs sur les levures et sur la transmission bactérienne par les mains lorsqu’elles sont lavées sans savon, afin de déterminer leur capacité à répandre les microorganismes sur la surface des mains des utilisateurs et dans l’environnement.

Une concentration de levures plus importante pour les systèmes à air pulsé

Les résultats montrent qu'un système de séchage par air pulsé va avoir plus tendance à disperser l’eau présente sur les mains des utilisateurs après lavage que les autres méthodes, et cela jusqu’à une distance de 1,5 mètres. Ce même équipement va également conduire à une plus importante concentration de microbes dans l’air, à la fois à côté et à une certaine distance de l'appareil. Les chercheurs ont retrouvé en moyenne 59,5 colonies de levure pour le système par air pulsé contre 2,2 colonies pour l’utilisation de papier. De même, à 200 mètres de l'appareil, 67 colonies de levures ont été retrouvées contre seulement 6,5 pour la feuille de papier. Enfin, à 1,5 mètres de la machine, ils ont dénombré 11,5 colonies alors qu'aucune trace de levure n'était présente lors de l'utilisation de papier.

Des feuilles de papier à usage unique pour limiter le risque de contaminations croisées

Les travaux de recherche ont également examiné comment les microbes étaient dispersés dans l'environnement. Les résultats mettent en exergue que la zone de contamination la plus importante est située entre 60 et 90 centimètres au-dessus du sol pour un appareil à air pulsé.

« Ces résultats montrent clairement que l’utilisation de feuilles de papier à usage unique favorise une plus faible propagation des microorganismes dans l'environnement que les autres méthodes. Cette méthode présente un faible risque de contaminations croisées », a indiqué Keith Redway, microbiologiste au sein de l'Université de Westminster. « Un séchage correct des mains est capital pour terminer l’étape de lavage des mains et réduire le risque de transmission et propagation des microorganismes », a rappelé Roberto Berardi président de l’ETS.

L’intégralité de l’étude a été publiée dans le numéro de mars du Journal of Hospital Infection .