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Nutri-score : l’arrêté signé ce mardi

Marjolaine Cérou |  30 Octobre 2017 | 

Le logo Nutri-score classe les produits selon 5 notes : 5 lettres (A,B,C,D,E) et un code couleur (du vert au rouge). Ce dispositif volontaire prend en compte des nutriments à valoriser (fibres, protéines) et ceux à limiter (acides gras saturés, sucres et sel).

Comme le stipule le règlement européen Inco (Information du Consommateur- UE 1169/2011), les États-membres ont la possibilité de mettre en œuvre un étiquetage simplifié et volontaire en complément du tableau nutritionnel obligatoire. L’objectif du système Nutri-score est d’améliorer l’information nutritionnelle figurant sur les produits et d’orienter les consommateurs vers une alimentation plus équilibrée. Proposé par le Pr Serge Hecberg de l’Inserm, il classe les produits du plus au moins favorable à la santé en associant une lettre (A,B,C,D,E) à une couleur (du vert foncé au rouge) tout en tenant compte des nutriments à valoriser (fibres, protéines) et ceux à limiter (acides gras saturés, sucres et sel).

Le Nutri-score a été sélectionné après une expérimentation en magasins en conditions réelles d’achats. Quatre systèmes avaient alors été testés (dont Sens, Nutri-Couleur et Nutri-repères).


Fleury Michon et trois enseignes déjà engagés


Soulignons toutefois que ce dispositif reste volontaire. En avril dernier, certains acteurs du secteur dont Fleury-Michon et les trois enseignes Auchan, Intermarché et Leclerc ont signé la charte d’engagement relative à l’étiquetage nutritionnel, anticipant l’approbation du texte réglementaire par la Commission européenne (Lire ici : A la Une du 2 mai 2017 ).


Pour autant, le Nutri-score n’a pas fait jusqu’à présent l’unanimité. Plébiscité par les associations de consommateurs, il n’a pas créé une grande émulation auprès des industriels. Coca-Cola, Nestlé, Mars, Mondelez, PepsiCo, Unilever et les PME de la fédération Alliance 7 des produits de l’épicerie s’étaient positionnés en faveur du Nutri-Couleur, inspiré des feux tricolores britanniques. Une autre question en suspens est la position des industriels de la charcuterie, plutôt réfractaires au Nutri-score. Ces derniers attendaient la validation de l’arrêté par la Commission européenne. La fédération française des charcutiers, la Fict, était jusque-là opposée à des « systèmes synthétiques résumant par une note un produit alimentaire » qui risque de stigmatiser certains produits.

Reste donc à voir quelle position adopteront les fabricants suite à la publication de l’arrêté.