Aller au contenu principal
Emballages

Suppression du plastique au rayon fruits et légumes : un projet de loi à ajuster

Ouvert à la consultation publique jusqu’au 30 mars, le projet de décret relatif à la suppression des emballages en plastique au rayon fruits et légumes a fait l’objet de nombreuses demandes d’ajustements. Détails.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Karine Ermenier
fruits-et-legumes-bd.jpg

Close depuis le 30 mars dernier, la consultation publique du projet de décret relatif à « l’obligation de présentation à la vente des fruits et légumes frais non transformés sans conditionnement composé pour tout ou partie de matière plastique » a fait l’objet de 123 commentaires. Ce projet de décret définit la liste des fruits et légumes qui sont exemptés de cette obligation car ils présentent un risque de détérioration lors de leur vente en vrac. Il prévoit également des délais d’entrée en vigueur progressifs entre 2022 et 2026 afin de permettre aux acteurs économiques de mettre en place des solutions alternatives au plastique.

Sans surprise, certaines ONG et membres de la société civile appellent à aller encore plus loin en supprimant littéralement les emballages du rayon fruits et légumes. Un appel au tout vrac que ne partagent pas les professionnels des fruits et légumes qui y voient un risque d’explosion du gaspillage. « Sans compter qu’enlever tout emballage est incompatible avec la nécessité d’information des consommateurs et l’obligation de distinguer les produits bio, HVE, les signes de qualité, etc. », défend Laurent Grandin, président d’Interfel interrogé par Process Alimentaire.

Se limiter aux fruits et légum es de première gamme

Pour autant, l’intention de l’interprofession n’est pas de s’opposer en bloc au texte, même si elle critique toujours la méthode. « Nous souhaitons que certains ajustements, qui avaient déjà pour la plupart fait l’objet de discussions et d’accords au sein du groupe de concertation du CNA (Conseil National de l'Alimentation), soient pris en compte. Sur le fond, la filière était déjà engagée dans une réduction des emballages en plastique », indique son président. Lequel, comme l’ensemble de la profession, peine encore à comprendre pourquoi les fruits et légumes font seuls exceptions au sein de la loi Agec (Antigaspillage pour une économie circulaire).

 «Alors que tout le reste des produits bénéficient du décret 3R, nous, nous devons exclure le plastique de tous les emballages de nos produits pesant moins de 1,5 kg. On nous interdit le recyclage !, s’insurge-t-il. Nous invitons le gouvernement à consulter les filières de façon à éviter des dates intenables d’interdictions. Nos filières sont prises en otage sur la question des emballages en plastique alors même qu’elles étaient déjà largement engagées dans la conversion. » Sans réponse favorable aux demandes d’aménagements formulées dans le cadre de la consultation publique, le ton risque de se durcir. « Les interprofessions sont dépositaires des Plans de filières. Nous pourrons les remettre en question … », prévient-il.

Précision sur les fruits « mûrs à point »

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.