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Accords

Interbev, Anvol, AIBS et Intercéréales disent non à l’accord UE-Mercosur

À quelques jours du Sommet du G20 à Rio de Janeiro et face aux rumeurs d’une possible conclusion de l’accord UE-Mercosur, quatre filières agricoles : Interbev (l’Interprofession Elevage et Viande), Anvol (l’Interprofession de la volaille de chair), AIBS (l’Association Interprofessionnelle de la Betterave et du sucre) et Intercéréales (l’Interprofession de la filière céréalière française) unissent leur voix pour réaffirmer leur opposition. 
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  • Auteur : Christophe MENEUST
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Soutenues par une grande partie des parlementaires, les quatre filières alertent sur les conséquences structurelles de cet accord pour toute la chaîne agroalimentaire française , de la production à la commercialisation, en passant par la transformation. «  Les impacts toucheront l’ensemble des filières agricoles, de l’amont à l’aval, et ses effets se répercuteront jusqu’aux consommateurs  », précise le collectif dans un communiqué. C’est pourquoi les filières demandent au gouvernement français d’agir sans ambiguïté et de s’opposer fermement à la signature de cet accord .

Trois demandes clés pour préserver la pérennité des filières agricoles françaises et maintenir l’exigence de qualité des produits

  • Refus ferme de la signature de l’accord

«  Il est impératif que la France envoie un signal clair, sans compromis ni concession, pour bloquer définitivement tout avancement de cet accord contraire à ses valeurs de préservation de la souveraineté alimentaire et de respect de l’environnement  », affirment les filières. Ces préoccupations croissantes sont partagées par plusieurs États membres : Irlande, Pays-Bas, Autriche. Elles ont été réaffirmées par des parlementaires français et européens ainsi que par des organisations agricoles. Les filières exhortent le gouvernement français à tout mettre en œuvre pour empêcher la signature de l’accord en utilisant le droit de véto dont elle dispose au Conseil de l’UE. «  La France doit faire preuve de fermeté et de cohérence en rappelant à l’Union européenne les engagements écologiques et sociaux qu’elle a pris lors des accords de Paris  », poursuivent-elles.

  • Stopper la distorsion de concurrence générée par les importations agricoles actuelles, par un alignement des standards de production.

Tout en refusant l’adoption de l’accord Mercosur, les filières bovine et volaille et la filière maïs demandent l’application immédiate de clauses miroirs dans les accords existants pour les importations agricoles déjà en cours, comme s’y était engagé Emmanuel Macron lors de la dernière présidence française de l’Union européenne. «  Aujourd’hui, ces échanges asymétriques laissent entrer des produits à bas coût, largement inférieurs aux prix des productions européennes, en raison de normes de production moins strictes . Les filières agricoles européennes subissent déjà une concurrence déloyale, l’accord Mercosur ne ferait qu’aggraver cette situation  », préviennent les filières.

  • Renforcer les contrôles européens et mettre en place des mesures miroirs pour assurer la conformité des produits importés 

Les filières demandent que les autorités européennes appliquent des mesures miroirs et renforcent les contrôles, qui doivent être effectués au départ des produits agricoles et agroalimentaires, pour s’assurer que les importations respectent les réglementations européennes en matière de sécurité, de traçabilité et de durabilité . « En l’absence de ces contrôles, les produits importés présentent des risques de sécurité alimentaire pour les consommateurs et compromettent l’équilibre du marché. En effet, ils demeurent plus compétitifs grâce à des coûts de production moins élevés et du fait de normes moins contraignantes », conclut les filières.

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