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Fraude

Lutte contre la francisation : la DGCCRF reconduit ses contrôles renforcés en 2025

Face à la francisation des fruits et légumes, l’État renouvelle son objectif de 10 000 contrôles en 2025 pour défendre la souveraineté alimentaire française et protéger les consommateurs. L’an passé 560 amendes administratives et procédures pénales ont été prononcées.
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  • Auteur : Stéphanie PERRAUT
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Le 24 avril 2025, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, et Véronique Louwagie, ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Économie sociale et solidaire, ont assisté à un contrôle de l'affichage de l'origine des fruits et légumes dans une grande surface à Osny (Val-d'Oise). Cette opération, menée par les services de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), s’inscrit dans la mobilisation contre la « francisation » des produits alimentaires.

La francisation consiste à étiqueter comme « origine France » des denrées importées d’autres pays . Elle pénalise les producteurs français et trompe les consommateurs, en portant atteinte à la concurrence loyale et à la confiance dans l’origine des produits.

Plus de la moitié des anomalies étaient mineures

En 2024, la DGCCRF a tenu son objectif de 10 000 contrôles , révélant des anomalies dans près de 30 % des cas . Si plus de la moitié étaient mineures, 40 % ont conduit à 560 amendes administratives et procédures pénales.

Un grossiste a notamment été condamné en août 2024 à 100 000 € d’amende pour la francisation de plusieurs milliers de tonnes de fruits rouges.

Conscient des tensions économiques, climatiques et réglementaires qui pèsent sur le monde agricole, l’État entend poursuivre son action en 2025 . L’objectif de 10 000 contrôles est reconduit, pour protéger les débouchés de l'agriculture française et garantir une information fiable au consommateur.

« Défendre la souveraineté alimentaire, c’est affirmer un choix stratégique et régalien : celui de garantir à nos concitoyens une alimentation saine, tracée, et issue de nos productions et de nos terroirs , déclare Annie Genevard. Face à la francisation des produits alimentaires, l’État assume pleinement son rôle de protecteur de notre agriculture et de nos producteurs. »

« Nous avons la chance, en France, de disposer d’ une grande distribution qui dispose d’un taux très élevé d’approvisionnement français en matière de fruits et légumes , ce dont nous pouvons nous féliciter. Bien entendu, l’État garde une vigilance constante pour ce qui est de la bonne information apportée au consommateur », souligne de son côté Véronique Louwagie.

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