Aller au contenu principal

Des chercheurs mettent en avant les déterminants de l'innovation agroalimentaire

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : A.D

L'agroalimentaire est jugé par l'OCDE comme une industrie à faible intensité technologique au vu des faibles investissements en R&D, de l’ordre de 1 à 2 % du chiffre d’affaires. Pourtant, le secteur ne manque pas de créativité. Des chercheurs de l’UMR Moisa (Inra Montpellier) ont voulu déterminer ce qui rendait une entreprise alimentaire plus innovante qu'une autre. Ils ont interrogé les dirigeants de 329 sociétés de la région Languedoc-Roussillon, issues de cinq filières de production: vins, fruits et légumes, dérivés de céréales, produits d’origine animale et produits divers. Les équipes ont distingué trois profils d’entreprise selon le degré de nouveauté (radicalité) de l’innovation: innovante majeure (24 %), innovante mineure (44 %), en modernisation (30 %).

Les résultats montrent en premier lieu un effet filière sur la propension à innover ainsi que sur le degré de radicalité de l’innovation, validant le fait que toutes les filières n’ont pas le même potentiel d’innovations.

Les chercheurs ont aussi mis en exergue une évidence : les plus grandes entreprises ont davantage de ressources pour innover, supporter les risques de l’innovation et disposer d’un service de R&D. D'ailleurs, l’absence de service dédié est citée comme le premier obstacle à l’innovation par les dirigeants.

Autre enseignement, une gouvernance « ouverte » stimule l’innovation radicale en favorisant les relations avec l’extérieur et la mise en place de partenariats.

Enfin, conclusion étonnante, le niveau d’études du dirigeant apparaît comme un déterminant de l’innovation, notamment de son degré de nouveauté. Plus sa formation et ses compétences lui permettent d’avoir une vision « éclairée » du marché, plus l'entreprise est capable d’introduire un nouveau produit. Preuve que l'innovation est aussi une question d'état d'esprit.

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.