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Décarbonation

En 2025, Bahier remet le cap sur la certification Iso 50 001

Finaliste du prix Energ’IAA 2025, l’entreprise sarthoise revient sur sa démarche d’amélioration continue, qui passera par un retour à la certification Iso 50 0001 dont l’audit est prévu en juin 2025.
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  • Auteur : Marjolaine Cérou
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La performance énergétique est un sujet sur lequel l’entreprise Bahier (filiale du groupe Alliance) s’est engagé de longue date, le tout dans une démarche d'amélioration continue. Toutes les actions menées sur le site, implanté à Sceaux-sur-Huisne dans la Sarthe, intègrent cette notion de la conception des produits jusqu'aux produits finis, en passant par les achats. « Chaque année, ces objectifs sont revus », précise Alban Cholet, responsable sécurité et environnement.

Réduire de 20 % la consommation de gaz

Au sein des trois unités de l’usine (boudins, rillettes, produits de tête et de salaison), le gaz et l’électricité sont les deux types d’énergies utilisés. « Le gaz alimente les chaudières vapeur pour les cuissons et la production d’eau chaude sanitaire. L’électricité assure l’éclairage ainsi que la production de froid et d’air comprimé. Nous avons revu en 2021 la salle des machines dédiée à la production de froid et supprimé les tours aéroréfrigérantes pour une meilleure maîtrise des consommations », souligne-t-il. L’entreprise en a profité pour installer une pompe à chaleur. « La chaleur récupérée chauffe à 55 °C l’eau sanitaire. Ce qui a permis de baisser de 20 % la consommation de gaz », précise le responsable sécurité et environnement.

L’ensemble du personnel est impliqué dans la démarche et remonte régulièrement les points d’amélioration. « Pour une nouvelle machine par exemple, nous regardons la consommation estimée. En cas de fuites sur un équipement, soit nous le réparons, soit nous le remplaçons. Cette année, deux cuiseurs vapeur sur l'unité de fabrication de boudins vont être changés », illustre-t-il. Un bilan énergétique réalisé en 2023 a également identifié des pistes d’amélioration comme l’optimisation de la gestion des usages en période d’inoccupation, les week-ends en particulier. Soit, une économie de 80 k€ par an.

Bahier mise aussi sur les énergies renouvelables. L’entreprise a installé dès 2023 des panneaux photovoltaïques sur un parking en ombrières. « Nous produisons 10 % de notre consommation électrique, ce qui correspond à 1 GWh. Nous avons encore une marge de manœuvre de 5 % », détaille Alban Cholet. Le projet est à présent de doubler cette surface, soit 1 272 panneaux en ombrières pour produire 1 000 kWh de plus. « L’idée serait de doubler le parking à court moyen terme. Nous sommes encore en phase de projet. Nous allons aussi mettre en place des bornes de recharge rapide », annonce-t-il.

Un audit de certification en juin 2025

En juin prochain, le charcutier passera l’audit de certification de la norme Iso 50 001, dédiée au management de l’énergie. Déjà certifiée en 2015, l’entreprise avait arrêté la certification en 2020. « Nous avions pris cette décision car, à ce moment-là, nous étions autonomes sur la partie gestion des énergies. Nous y retournons aujourd’hui pour être en conformité avec la Directive Économie Énergie, publiée en 2023 , qui stipule que les entreprises consommant plus de 57 MWh doivent être certifiées », explicite-t-il. Le charcutier s’est fait accompagner par un cabinet extérieur pour préparer l’audit et former les équipes. « Cela permet de remettre les choses à plat », complète-t-il. Pour le management de l’énergie, un outil de communication en interne aide à sensibiliser les collaborateurs.

Bahier a également avancé sur le traitement des déchets. « Nous récupérons les graisses et les boues sur notre station. Le reste part en méthanisation sur un site situé à 40 km. Tous les autres déchets sont valorisés énergétiquement ou partent en filière de recyclage », observe Alban Cholet.

Vers une définition de la stratégie climat

Le charcutier se prépare aussi à la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). « Le travail est réalisé à l’échelle du groupe Alliance pour choisir un outil qui permettra de répondre à réglementation européenne. À terme, l’objectif est de définir une stratégie climat à l’horizon 2030. De nombreux clients commencent à nous interroger sur nos bilans carbone, sur nos actions de réduction et certains demandent des analyses de cycle de vie », indique Alban Cholet. Pour se faire accompagner, l’entreprise a lancé un appel d'offres. « Le but est de devenir autonome sur la partie bilan carbone », poursuit-il. En 2024, Bahier a également soumis sa première évaluation Ecovadis, qui évalue via un questionnaire les performances de l’entreprise en termes de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). « Un premier essai que nous allons renouveler cette année », commente Emilie Franchet, responsable marketing. De quoi franchir de nouvelles étapes dans sa trajectoire de décarbonation.

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