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Nutrition

Diabète de type 2 : certains mélanges d’additifs alimentaires sous surveillance

Une étude française menée sur plus de 100 000 adultes met en évidence un lien entre la consommation de certains mélanges d’additifs alimentaires et un risque accru de diabète de type 2. 
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  • Auteur : Stéphanie PERRAUT
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Des chercheurs de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), d’Inrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), de l’Université Sorbonne Paris Nord, de l’Université Paris Cité et du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) ont analysé les données de plus de 100 000 participants à la cohorte NutriNet-Santé sur une durée moyenne de 7,7 ans. L’objectif : évaluer l’impact de l’exposition simultanée à plusieurs additifs alimentaires courants sur le risque de diabète de type 2.

Cinq mélanges d’additifs ont été modélisés, parmi ceux consommés par au moins 5 % des participants. Deux mélanges se sont avérés associés à une augmentation significative du risque de diabète , indépendamment des apports nutritionnels et des facteurs de mode de vie.

  • Le premier comprend plusieurs émulsifiants (carraghénanes, amidons modifiés, pectine, gommes de guar et xanthane, polyphosphates), un conservateur (sorbate de potassium) et un colorant (curcumine), présents notamment dans les bouillons, desserts lactés, sauces et matières grasses.

  • Le second regroupe des additifs caractéristiques des sodas et boissons édulcorées : acidifiants, colorants (caramel au sulfite d’ammonium, anthocyanes, extrait de paprika), édulcorants (acésulfame-K, aspartame, sucralose), émulsifiants et agent d’enrobage.

Les chercheurs ont détecté des interactions possibles entre certains additifs de ces mélanges, pouvant amplifier ou atténuer leurs effets. « Cette étude est la première à estimer l’exposition aux mélanges d’additifs alimentaires dans une large cohorte en population générale et à analyser leur lien avec l’incidence du diabète de type 2. Les résultats suggèrent que plusieurs additifs emblématiques présents dans de nombreux produits sont souvent consommés ensemble et que certains mélanges seraient associés à un risque plus élevé de cette pathologie », explique Marie Payen de la Garanderie, doctorante à l’Inserm et première autrice de ces travaux.

« D’autres études sont nécessaires afin d’élucider les mécanismes sous-jacents et approfondir la compréhension des synergies et des antagonismes potentiels entre ces additifs alimentaires . Cette étude observationnelle ne suffit pas, à elle seule, à établir de lien de causalité. Toutefois, nos résultats sont en phase avec des travaux expérimentaux in vitro récents suggérant de possibles “effets cocktails”. Ils indiquent que l’évaluation des additifs alimentaires devrait prendre en compte leurs interactions et appuient les recommandations de santé publique qui conseillent de limiter les additifs non indispensables », explique Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm et coordinatrice de l’étude.

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