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L’Adria ouvre les portes de son laboratoire de microbiologie

En marge du colloque international Spoilers in Food, le centre technique agroalimentaire Adria, co-organisateur de l’événement, a présenté son expertise et son laboratoire de microbiologie de 1000 m². 
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  • Auteur : Stéphanie Perraut
Adria Quimper extérieur

«  Nos locaux s’étendent sur 2 700 m², dont 1000 m² de laboratoire de microbiologie classé L2 et, c’est assez rare, L3. Ceci nous permet de détenir des souches parmi les plus pathogènes comme Clostridium botulinum  », présente Guillaume Gillot, responsable des opérations de l’Adria. Cet institut technique agro-industriel (ITAI), sous l’égide de l’Actia, et centre de ressources technologiques (CRT) a été fondé en 1971. «  Association de loi 1901, nous comptons une centaine d’adhérents et environ 1000 clients par an  », confie Nadia Le Den, directrice générale depuis cinq ans. La force de l’Adria, une offre organisée de manière à «  optimiser la performance des acteurs des filières agroalimentaires dans l’évolution de l’alimentation, en les accompagnant dans la maîtrise des fonctionnalités et de la sécurité des aliments, et en renforçant leurs compétences  », comme l’indique la mission que s’est fixée l’organisation.

Des projets de R&D à l'échelle européenne

Soutenue financièrement par les collectivités territoriales (Conseil Régional de Bretagne, Département du Finistère et Quimper Bretagne Occidentale), l’Adria poursuit aussi une mission d’ animation des filières agroalimentaires et emballages en Bretagne . Au-delà du grand Ouest, elle réalise de nombreux projets de R&D collaborative publics et privés , via le pôle de compétitivité Valorial ou grâce à des financements régionaux (collectivités, région, Agrifood Transition), nationaux (ANR, CSDAR…) et européens (H2020, Horizon Europe, Green deal…). Par exemple, le projet Fluopath vise à développer des biomarqueurs fluorescents pour deux pathogènes alimentaires , Listeria monocytogenes et Bacillus cereus , dans des environnements laitiers. Financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) sur la période avril 2024-mars 2028, il est labellisé par les pôles de compétitivité Vitagora et Valorial. Au-delà de l’Adria, ce projet réunit six autres membres du RMT Actia Qualima : quatre laboratoires de recherche académique (UMR Pam, UMR Secalim, UMR SQPOV et Lubem), l’ITAI Aerial et l’interprofession laitière (Cniel).

Focus sur la microbiologie

«  Nous figurons aussi parmi les 11 laboratoires de référence de la DGAL , Direction générale de l’alimentation. Les résultats que nous délivrons sont reconnus par les DDPP, Directions départementales de la protection des populations  », explique Nadia Le Den. Les microbiologistes de l’Adria interviennent aussi sur des missions de validation et de vérification de méthode d’analyse , selon les normes Iso 16140-2 et 3, ou encore sur des « challenge tests » de procédé , en associant aux essais en laboratoire des simulations avec le logiciel de microbiologie prévisionnelle Sym'previus. Pour mener à bien ces projets, le laboratoire est doté de technologies de biologie moléculaire qui assurent l’identification et la caractérisation des micro-organismes (non seulement bactéries, mais aussi levures et moisissures). «  En passant par le séquençage, nous sommes en mesure d'identifier des gènes d’intérêt ou des résistances aux biocides par exemple. L’étape suivante consiste à comparer les souches entre elles et cartographier l’usine ou l’atelier. Tout ceci peut nous amener à préconiser une révision de cahier des charges, un renforcement de contrôle à réception ou de nettoyage, une formation spécifique du personnel, etc. Le développement récent d’ une méthode à façon pour une flore d’altération   illustre cette approche  », détaille-t-elle. Une visite virtuelle des installations est disponible sur le site web de l’Adria .

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.