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Microbiologie

Spore.Bio entend redéfinir la microbiologie analytique

La start-up française Spore-Bio a dévoilé le 24 mars sa plateforme d’analyse pilotée par l’intelligence artificielle, capable de quantifier et identifier des micro-organismes en moins de dix minutes, sans réactifs ni enrichissement.
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  • Auteur : Stéphanie Perraut
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Des résultats en dix minutes versus cinq jours. C’est la promesse de la plateforme d’analyse microbiologique dévoilée par Spore.Bio le 24 mars 2026. Fondée en 2023 par Amine Raji (ancien ingénieur industriel chez Nestlé), Maxime Mistretta (chercheur en microbiologie et spécialiste de l’imagerie à l’Institut Pasteur) et Mohamed Tazi (entrepreneur), la start-up parisienne a déployé ses machines en environnement industriel en moins de deux ans et signé plusieurs contrats commerciaux. « Une quinzaine d’industriels pilotes, dont Clarins, Bacardi ou Prose, utilisent la plateforme pour leurs autocontrôles », précise Amine Raji.

La signature spectrale des micro-organismes

Au cœur de cette innovation qualifiée de rupturiste : la technologie propriétaire TMSI (Transformer-based Multimodal Spectral Imaging) qui combine biophotonique et deep learning (apprentissage profond). Concrètement, l’échantillon (liquide, solide ou prélèvement de surface) subit un prétraitement spécifique, conformément à un protocole transmis par Spore.Bio. Il est ensuite illuminé selon plusieurs longueurs d’onde, en lien avec la signature spectrale des micro-organismes recherchés (bactéries, levures, moisissures). Puis les informations spectrales sont interprétées via des modèles d’intelligence artificielle (IA) entraînés sur des millions d’événements accessibles auprès de l’Institut Pasteur, avec qui Spore.Bio a noué un partenariat académique. « Les seuils de détection sont de 1 UFC (Unité formant colonie) par mL ou 3 UFC par échantillon solide », annonce Amine Raji.

Un logiciel « AI native » facile à utiliser

Amine Raji, co-fondateur Spore.Bio

Amine Raji, co-fondateur de Spore.Bio

L’appareil d’analyse Spore.Bio se présente sous la forme d’un cube de 50 cm de côté qui être déplacé en dehors du laboratoire. Il est associé à un logiciel « AI native » c’est-à-dire qui intègre de l’IA dans son propre fonctionnement. « Je suis très attaché à cette brique technologique. L’intelligence artificielle se traduit en sciences par des percées incroyables, ici pour appréhender la complexité de la flore microbiologique. Notre logiciel reçoit automatiquement les données. Il les organise et les visualise de manière à identifier des tendances et faciliter la prise de décision. Comme avec une IA générative, l’utilisateur peut prompter et demander, par exemple  "est-ce que cette contamination a déjà été identifiée ces trois derniers mois ?" », détaille-t-il.

Une validation selon l’Iso 16140-2 à horizon 2027

Le lancement de la plateforme intervient simultanément à la validation de la technologie pour le secteur pharmaceutique selon le chapitre 5.1.6 de la Pharmacopée européenne ainsi que les USP 1223 et PDA TR 33 aux États-Unis. « Les exigences sont identiques à celles de l’Iso 16140-2. Notre taille actuelle nous permet de fournir assez de machines pour les analyses interlaboratoires nécessaires. Nous prévoyons d’être certifiés selon cette norme à horizon 2027 pour pouvoir adresser le secteur agroalimentaire », confie Amine Raji.

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LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.