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Vie des IAA

Salmonelles en élevages de poules pondeuses : un cadre incitatif pour accélérer la vaccination

Le dispositif de lutte contre les salmonelles en élevages de poules pondeuses évolue, avec un cadre incitatif visant à favoriser la vaccination. Issu de travaux engagés dès 2023 et d’une concertation étroite avec la filière, ce nouveau protocole doit être formalisé par arrêté ministériel et ouvre des perspectives en matière de sécurité sanitaire et de sécurisation de la production.
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  • Modifié :
  • Auteur : Stéphanie Perraut

La lutte contre les salmonelles en élevages de poules pondeuses évolue. Mi-février 2026, les pouvoirs publics ont annoncé un nouveau protocole qui fait de la vaccination un levier central, dans un cadre qui se veut incitatif. Annoncé comme imminent, un arrêté ministériel précisera les modalités d’application.

Cette évolution s’inscrit dans des travaux engagés dès 2023 par l’État, en lien étroit avec les professionnels de la filière, les vétérinaires et les experts scientifiques. L’objectif affiché est double

  • Renforcer durablement la sécurité sanitaire des œufs.
  • Adapter les modalités de contrôle aux réalités opérationnelles des élevages, dans un contexte de marché sous tension.

Le nouveau dispositif repose sur une différenciation des contrôles selon le statut vaccinal des troupeaux de poules pondeuses. Dans les élevages ayant recours à la vaccination contre les salmonelles, les dépistages officiels reposent désormais uniquement sur des prélèvements de fientes. Pour les élevages non vaccinés, les règles antérieures restent en vigueur, avec des prélèvements à la fois sur les fientes et dans l’environnement des animaux. La vaccination n’est pas rendue obligatoire, mais elle conditionne directement les modalités de surveillance.

Une démarche incitative et collaborative

Pour les pouvoirs publics, cette approche vise à valoriser un outil de prévention déjà reconnu pour son efficacité. « La vaccination des poules pondeuses permet de limiter la présence de salmonelles dans les élevages, de réduire l’excrétion bactérienne dans l’environnement et de diminuer le risque de contamination des œufs », souligne Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire. « Cette démarche partenariale illustre l’importance d’un dialogue étroit entre l’administration, l’expertise scientifique et les professionnels pour construire des politiques sanitaires efficaces, proportionnées et partagées », ajoute-t-elle.

La filière œufs salue cette évolution. Le Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO) met en avant la possibilité, désormais ouverte à tous les éleveurs, quels que soient la taille de l’exploitation ou le niveau de biosécurité, de recourir à la vaccination, y compris avec des vaccins vivants. Pour l’interprofession, ce cadre favorise une montée en puissance progressive de la vaccination, sans remettre en cause les exigences sanitaires. La filière insiste aussi sur les perspectives offertes par ce nouveau protocole. Le développement de la vaccination est présenté comme un moyen de sécuriser la production d’œufs en France, en limitant les abattages de cheptels et les pertes de volumes qui en découlent.

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