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Contaminants

PFAS : de nouvelles études confirment l’étendue de la contamination

Des légumes en Chine, des crabes en mer Adriatique, des poissons sur les cinq continents. De récentes études identifient de nouveaux aliments et leur zone de production à surveiller. 
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  • Auteur : Stéphanie PERRAUT
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Récemment publiée dans l’International Journal of Food Science and Technology, une étude portant sur les crabes bleus de la mer Adriatique a mis en évidence des concentrations élevées de plusieurs substances perfluoroalkylées (PFAS), notamment l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), le sulfonate de perfluorooctane (PFOS) et l’acide perfluorononanoïque (PFNA) . L'analyse de 113 crabes a révélé que ces substances se trouvent en plus grande quantité dans le céphalothorax que dans les pinces, avec une prédominance du PFOS, détecté dans la majorité des échantillons. Trois crabes dépassaient les limites maximales autorisées pour certains de ces composés, notamment pour le PFOA et l’acide perfluorohexane sulfonique (PFHxS). Bien que l'évaluation des risques pour la consommation humaine ne montre pas de danger immédiat dans les conditions étudiées, ces résultats révèlent la bioaccumulation significative de PFAS dans les chaînes alimentaires marines, en particulier chez les crabes entiers ou traités.

Dans la mer Adriatique et sous les serres chinoises

En Chine, une étude menée dans les serres agricoles du Shouguang , l'une des principales zones de production de légumes, a révélé la contamination des cultures par des acides perfluoroalkylés (PFAA), un sous-groupe des PFAS. Publiées dans la revue Agriculture, les conclusions de ces travaux révèlent que les PFAA utilisés dans les films plastiques comme agents anti-buée , migrent vers les légumes, l'air et l'eau à l'intérieur des serres. Les niveaux de pollution sont particulièrement élevés dans les zones proches des coins des structures où les films sont en place depuis longtemps. Bien que l'eau d'irrigation polluée demeure la source principale de contamination dans ces installations, l’étude met en lumière le rôle non négligeable des films plastiques dans la contamination des légumes.

Des poissons à surveiller en Chine, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis

Autre travail de recherche, une méta-analyse récente a évalué les concentrations de PFAS dans les filets de carpes et de tilapia . Elle met notamment en évidence des niveaux particulièrement élevés en Chine. Pour la carpe, la concentration moyenne en Chine a atteint 47,17 µg/kg, suivie de l'Afrique du Sud, des États-Unis et de l'Australie. Pour le tilapia, la Chine présentait également les niveaux les plus élevés avec 193,45 µg/kg, suivi de l'Éthiopie et du Costa Rica. L'étude souligne l'urgence de renforcer la surveillance des concentrations de PFAS dans ces poissons, en particulier en Chine, où le risque pour les consommateurs est le plus élevé.

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