Aller au contenu principal
Fruit & Légumes

La filière du chou-fleur est dans le dur

La filière du chou-fleur traverse actuellement une crise majeure, marquée par une surproduction historique et une chute des prix.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Christophe Meneust
Les choux-fleurs remplissent les têtes de gondole pour écouler la surproduction bretonne.

Les choux-fleurs remplissent les têtes de gondole pour écouler la surproduction bretonne.

Les conditions climatiques très douces de cette fin d'année ont entraîné un pic de production du chou-fleur avec des volumes deux à trois fois supérieurs à la normale. En Bretagne, région qui concentre près de 80 % de la production nationale, les producteurs sont particulièrement touchés, certains envisagent même d'arrêter leur activité. En ce moment, jusqu'à 30 % des choux-fleurs mis sur le marché restent invendus, et les prix s'effondrent : la tête de chou-fleur se vend entre 0,27 € et 0,30 €, alors que les coûts de production s'élèvent à 0,70 €, 0,75 €, mettant les maraîchers en situation de perte. Ces prix ne couvriraient que 50 % des charges de production.

Consommation en berne et appels à l'aide

La consommation de chou-fleur est en baisse de 8 % par rapport à l'année précédente, et les exportations vers l'Europe (Royaume-Uni, Allemagne, pays de l'Est) sont également en difficulté, ces marchés étant déjà saturés. Les acteurs de la grande distribution appellent les Français à acheter du chou-fleur français pour soutenir la filière. Des opérations de promotion et de sensibilisation sont en cours dans les enseignes depuis mi-décembre.

Mobilisation de la grande distribution

Les enseignes (Auchan, Carrefour, Intermarché, Coopérative U, Casino) ont renforcé les volumes de chou-fleur référencés en magasin et multiplié les opérations de mise en avant (promotions, affichage, sensibilisation). Des ajustements de prix ont été réalisés " dans une logique de partage de la valeur " pour soutenir les producteurs, avec des choux-fleurs vendus jusqu'à 1,19 € l'unité, un niveau historiquement bas. La filière mise sur une reprise de la demande après les fêtes de fin d'année et sur le développement de nouveaux débouchés à l'export, malgré la saturation actuelle des marchés européens.

Risque de désengagement des producteurs

La crise actuelle, combinée à des prix non rémunérateurs, pousse certains maraîchers à envisager d'arrêter la production de chou-fleur, surtout en Bretagne. Cela pourrait réduire l'offre à l'avenir et fragiliser la filière française, leader en Europe. Cependant, certains réfléchissent à une meilleure planification des semis et des récoltes pour éviter les pics de surproduction, notamment en tenant compte des aléas climatiques.

Le chou-fleur, mais pas que

Cette crise sans précédent pour le chou-fleur l'est aussi (dans une autre mesure) pour d'autres légumes d'hiver comme les poireaux, potimarrons, échalotes ou encore la mâche, selon les maraîchers.

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.