Aller au contenu principal
Ingrédients

Bio : le défi de l'approvisionnement en local

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Chantal Sarrazin
Fotolia_25945820_M
Un champ d'oliviers dans la Drôme provençale. Crédit : Fotolia.

Lors du colloque « Transformation des produits bio : quelles opportunités? », organisé par le Critt agroalimentaire Provence Alpes Côte d’Azur (Paca), le 11 octobre dernier, Dominique Amirault, président du centre et directeur général de Soléou, a joué carte sur table. « Nous ne parvenons pas à nous approvisionner auprès des agriculteurs bio de notre région. C’est pourquoi nous importons de la tomate bio étrangère. » Il n’est pas le seul industriel provençal à faire ses achats à l’extérieur de ses frontières. Pourtant, l’offre « verte » ne manque pas dans cette région ensoleillée. Avec 10,5 % de sa surface agricole utile en bio, contre 3 % pour la moyenne française, elle se classe même première en surface bio.

Face à ce constat, un début d’organisation se fait jour. Dans la région, l’entreprise Charles et Alice Faraud (ex Charles Faraud), spécialisée dans la conserve de fruits et de légumes, à Monteux dans le Vaucluse, vient de lancer un partenariat inédit avec trois arboriculteurs, deux dans la Drôme, l’un dans le Vaucluse. « Nous travaillons déjà avec une dizaine de producteurs de pommes sur des contrats annuels d’apports, déclare Patrick Audouin, responsable commercial. Dès juillet, nous décidons du volume et du prix. Nous venons de franchir un pas supplémentaire en mettant en place des contrats à la plantation. » Les trois arboriculteurs ont planté, entre 2008 et 2009, un verger bio de 10 ha avec des variétés de pommes adaptées aux besoins de l'entreprise.

Sécuriser les approvisionnements

La production attendue est de 300 tonnes par an. « Nous nous sommes engagés à l’acheter intégralement dès la mise à fruit, poursuit Patrick Audouin. De cette façon, nous sécurisons nos approvisionnements en quantité et en qualité car nous élaborons, entre autres, des compotes de fruits pour bébé. » L’initiative pourrait faire des émules. ProNatura, le grossiste spécialisé en fruits et légumes bio, s’est ainsi rapproché de Mediterra Bio, une association d’une quarantaine de producteurs. Ensemble, ils seraient bien tentés par le challenge. « Nous avons des demandes des industriels, indique-t-on chez ProNatura. Mais, il manque un prestataire qui réalise la prétransformation de nos produits pour nous lancer. » Bonne nouvelle, Boiron surgélation vient d’investir le créneau...

Pour en savoir plus : Découvrez l'article complet pp. 56-57 du n° de novembre de Process Alimentaire

Mots-Clés