Biscuits cassés ou éjectés, chair de poisson non utilisée... les exemples de coproduits alimentaires pouvant être valorisés in situ grâce aux unités compactes installées par Upcyclink ne manquent pas..

Upcyclink valorise les biodéchets in situ

4 octobre 2021 - Pierre Christen

Grâce à ses unités compactes, cette nouvelle société propose de transformer les coproduits directement sur les sites agroalimentaires.

Créée en juillet 2021 par Jean-Pascal Bergé, Myriam Thélu et Frédéric Mens, Upcyclink devrait susciter l’intérêt des industriels de l’agroalimentaire désireux de trouver des débouchés à valeur ajoutée pour leurs biodéchets. Cette société est née d’un constat : la logistique est le poste qui « plombe » les projets de valorisation de coproduits issus des ateliers de production agroalimentaire. Et le plus souvent il manque la réponse à une question : qui va faire la transformation ? « C’est ce service que nous proposons aux industriels en relocalisant la valorisation in situ », affirme Jean-Pascal Bergé. Ce docteur en biotechnologies marines, passé par l’Ifremer et IDmer, a plus de vingt-cinq ans d’expérience dans la valorisation des coproduits issus de la première transformation du poisson. Avec son équipe, il déploie aujourd’hui ses compétences à une large palette de matières premières : végétales et animales, terrestres et marines.

Un process d’hydrolyse enzymatique

Concrètement, Upcyclink transforme la biomasse avec des unités de traitement présentées en caisson. « Nous avons défini une chaîne d’opérations unitaires que nous adaptons selon les matrices. Avec un enjeu : être le plus compact possible et modulaire », explique-t-il. Le caisson « process » se connecte en plug&play aux circuits de l’usine et à l’installation de traitement des effluents. Si besoin, un caisson supplémentaire dédié aux utilités est proposé.

« Nous faisons du cracking : nous fractionnons les matrices », ajoute Jean-Pascal Bergé. La clef : l’hydrolyse enzymatique capable de solubiliser les matrices. Si besoin, des process physiques de déstructuration sont ajoutés. « Nous utilisons des technologies douces : hautes pressions, ultra-sons, extrusion, micro-ondes. Il pourrait y en avoir d'autres en fonction des intrants et des valorisations visées », précise Arnaud Orger-Turbin, responsable scientifique et projets de recherche et développement.

Objectif zéro déchet

Outre la réglementation qui ne cesse d’alourdir la facture de traitement des biodéchets, les raisons de chercher de nouvelles valorisations en alimentation humaine sont stratégiques. Environnementales d’abord, dans l’optique de maximiser l'utilisation des agro-ressources vers leur destination initiale. Économiques ensuite, l’alimentation humaine offrant la meilleure valorisation possible comparativement aux autres débouchés. « Il y aura bien entendu des résidus de cette valorisation qui eux seront ensuite valorisés à leur tour dans d'autres domaines, précise Jean-Pascal Bergé. L'objectif est le zéro déchet ».

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