Le Syndicat Français du Miel plaide pour une harmonisation des contrôles sur le miel en France et en Europe. Crédit : Adobe Stock.

Qualité

Le Syndicat Français du Miel mobilisé pour une réglementation harmonisée

3 juin 2021 - Marjolaine Cérou

Le Syndicat Français du Miel plaide pour une harmonisation des contrôles sur le miel en France et en Europe.

Harmoniser les contrôles sur l’ensemble des miels, c’est le cheval de bataille du Syndicat Français du Miel (SFM). « L’objectif est avant tout de renforcer le contrôle qualité des miels. Nous demandons l’harmonisation de tous les contrôles en France », déclare David Besacier, président du SFM et de la Ruche Roannaise – Miel Besacier. Selon les TREIZE conditionneurs rassemblés au sein du Syndicat, certains paramètres ne sont pas toujours conformes. « L’intérêt est de rechercher l’absence de pesticides dans les miels bio, ou encore l’absence de résidus de sirop de nourrissement ou d’ajout de sucres exogènes dans les produits qu’ils soient bio ou conventionnels », explique son président. L’analyse pollinique est également capitale. « C’est la carte d’identité du miel. Elle permet de s’assurer de la bonne origine. Tandis que les analyses d’adultération vont permettre de s’assurer de l’authenticité des produits et de vérifier l’absence d’ajout de sucres exogènes », complète-t-il.

Un autre sujet de discussion pour le SFM est l'harmonisation de la réglementation sur les miels d’assemblage au niveau européen. Le décret imposant l’étiquetage de toutes les origines des miels par ordre décroissant devrait être publié au second semestre 2021 ou en début d’année prochaine. « Nous demandons une harmonisation au niveau européen car si un conditionneur veut vendre du miel en France. Il peut se faire attaquer mais peut également avoir recours à la Cour de justice de l’Union européenne qui appliquera le droit européen », souligne-t-il. La crainte pour le syndicat est la distorsion de concurrence. En sachant qu’en parallèle, la directive européenne qui régit les miels d’assemblage pourrait être prochainement soumise à discussion au sein de la Fédération européenne des emballeurs de miel (FEEDM). « Les échanges devraient démarrer début 2022. Dans un sens, il serait préférable d’attendre que cette directive soit discutée avant de publier le décret français », poursuit-il.

Rétablir l'image des miels d'assemblage

Ciblés à plusieurs reprises par des études ou articles à charge, le Syndicat Français du Miel veut également rétablir l’image des miels d’assemblage. « Ils sont souvent qualifiés de faux miel. Pour autant, ce sont des miels de qualité qui ont passé tous les contrôles, et pour lesquels on a vérifié l’absence de sucres exogènes et d’autres paramètres », souligne David Besacier, avant de poursuivre : « L’import est aujourd’hui incontournable. En moyenne, 20 000 tonnes de miel sont produites sur le territoire Français pour une consommation de 45 000 tonnes. En sachant que certaines origines ne sont pas disponibles en France. C’est le cas du miel d’oranger par exemple que l’on va chercher en Espagne ou en Italie ». Les conditions climatiques sont aussi susceptibles de conditionner l’import. Illustration avec le miel d’acacia. « Après le miel toutes fleurs et le miel crémeux, il s’agit du troisième miel le plus consommé en France. Toutefois, avec les épisodes de gel, les fleurs ont grillé. Nous allons devoir l’importer et même aller au-delà des frontières européennes car tous les pays européens ont été concernés par cette vague de froid », illustre-t-il.   
 

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