Emballages

77 % des Français estiment que l’emballage a une utilité

5 novembre 2020 - Karine Ermenier

L’étude OpinionWay "Les Français et la réduction des emballages" réalisée pour Alkemics révèle que les Français reconnaissent certaines vertus à l’emballage, surtout depuis la crise du Covid-19. Mais ils continuent de penser que les produits sont trop ou mal emballés.

A l’heure où l’emballage se fait tirer dessus à boulets rouges, l’étude Opinion Way pour Alkemics intitulée « Les Français et la réduction des emballages » apporte une analyse un peu plus nuancée du jugement que portent les consommateurs sur les emballages. Prévue d’être diffusée en mars dernier, l’étude a été réactualisé en septembre dernier. « Nous étions curieux d’évaluer l’impact de la Covid-19 sur les attentes des Français », avance la plate-forme de collaboration et de partage de données produits entre marques et distributeurs. L’exercice n’est pas vain car la crise semble avoir fragilisé certaines intentions vertueuses. Par exemple, seuls 37 % des Français ont répondu en septembre vouloir davantage acheter de produits non liquides en emballages totalement recyclables, contre 42 % en mars. Sur les boissons, l’intention de réduire sa consommation de plastique a aussi reculé. 44 % souhaitent d’ailleurs continuer à utiliser des bouteilles en plastique pour l’eau contre 38 % l’hiver dernier. Par ailleurs, 49 % des sondés réclamaient plus de contenants en verre à l’avenir en début d’année, une proportion qui a perdu 8 points en quelques mois. La tendance s’est aussi inversée pour le vrac. En mars, 52 % des Français optaient pour des céréales en vrac versus des céréales emballées (38 %). Aujourd’hui, seuls 34 % privilégient le vrac (-18 pts) contre 54% pour les céréales emballées bien protégées (+ 16 pts).

Les plats préparés arrivent en tête des produits considérés comme trop emballés

Cette étude Opinion Way-Alkemics révèle également que 77 % des Français reconnaissent l’utilité de l’emballage : pour protéger les produits (30 %), pour les transporter (15 %) ou pour les conserver (12 %). Seuls 7 % le jugent inutile. Ce qui signifie que les consommateurs se montrent opposés au « trop plein » d’emballage plus qu’à l’emballage lui-même qui reste légitimé dans bien des situations. Pour preuve, 68 % estiment qu’au moins un type de produits est trop emballé, à commencer par les plats préparés (49 %), les biscuits, gâteaux et confiseries (44 %) et les produits d’hygiène-beauté (43 %). Et si 83 % des consommateurs ont un jour renoncé à l’achat d’un produit à cause de son emballage, il s’agit le plus souvent d’un motif lié à la qualité du packaging : abîmé (74 %), sale (73 %), fragile (47 %). Ce qui rappelle les impératifs de fonctionnalité à ne pas perdre de vue lors de l’éco-conception de ses emballages. Néanmoins, 41 % ont un jour abandonné l’achat d’un produit car il était suremballé, que son emballage était non recyclable (26 %) ou non réutilisable (25 %).

Enfin, cette étude apporte des données objectives quant aux dilemmes auxquels les consommateurs sont confrontés. Entre le bio, le local, l’emballage éco-conçu, la durée de conservation etc., les arbitrages sont difficiles. Exemples :

-    66 % privilégient un produit non bio en emballage recyclable vs 22 % un produit bio en emballage non recyclable,

 -   58 % choisissent de la charcuterie non bio à la coupe vs 33 % de la charcuterie bio emballée,

    - 75 % préfèrent des pâtes en emballage recyclable opaque versus non recyclable transparent,

- 53 % préfèrent les gâteaux secs emballés avec une conservation longue contres 39 % en vrac avec une durée de conservation de quelques jours.

 

Retrouvez l’étude complète sur: https://presse.alkemics.com/actualites/les-emballages-nemballent-pas-vraiment-les-francais-27ec-0c6eb.html

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