Projet EmbaRC : l’arche de Noé microbienne
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- Auteur : Anne-Katell Mousset
EMbaRC : un projet européen
Le programme EMbaRC cherche à protéger la biodiversité des micro-organismes. Il est issu de la collaboration entre dix partenaires de sept pays européens dont l’Inra et l’Institut Pasteur qui coordonnent le projet. Son coût total estimé est de 5,5 M€, dont 4,2 M€ accordés par l’Europe. Il implique directement 70 scientifiques et techniciens. Les collections de souches sont nombreuses dans les laboratoires européens, certaines d’entres elles ayant passé un cap supplémentaire en devenant des centres de ressources biologiques (CRB). C’est avec ces derniers que le programme travaillera, afin d’harmoniser à l’échelle communautaire les méthodes de conservation des souches et de leur ADN pour ne pas perdre de précieuses données : « Il existe des collections de micro-organismes conservées en laboratoire depuis de nombreuses années, avant l’usage massif des ferments par les industriels. Elles représentent une biodiversité qu’il faut préserver.» souligne Sylvie Lortal.
Préserver les microorganismes d’intérêt alimentaire
L’un des quatre sites de l’Inra prenant part au projet EMbaRC est hébergé au sein de l’UMR Science et technologie du lait et de l’œuf a Rennes. Il est équipé d’une plate-forme de criblage haut débit, permettant la caractérisation rapide des souches. Cette technique permet la comparaison automatisée des propriétés technologiques d’un grand nombre de micro-organismes. Les industries agroalimentaires peuvent avoir accès à ce service afin d’identifier les champignons filamenteux ou les bactéries qu’elles utilisent dans leurs procédés et réactions enzymatiques.