Parmi les produits contenant des protéines végétales, les plus consommés par les Français sont les analogues de viande type steaks (77 %), les desserts (61 %) et les boissons alternatives au lait (60 %). Crédit photo Adobe barmalini

Ingrédients

Les protéines végétales de mieux en mieux perçues

28 septembre 2020 - Amelie Dereuder

Le cinquième baromètre consommateurs du Groupe d’Étude et de Promotion des Protéines Végétales montre que l'image de ces ingrédients s’améliore. Mais la dernière enquête de CLCV vient nuancer le propos.

Comme tous les deux ans, le GEPV (Groupe d’Étude et de Promotion des Protéines Végétales) a publié son baromètre consommateurs. Pour la première fois cette année, les protéines végétales sont perçues comme étant de « meilleure qualité que les protéines animales » d’un point de vue environnemental (60 %) et pour la santé (53 %).

Leur image auprès des consommateurs s’est améliorée depuis 2018, leur appréciation passant de 6,4 à 6,7/10. Désormais, la majorité des Français estime que les protéines végétales sont bonnes pour la santé (92 % soit + 4,5 points par rapport à 2018), bonnes pour l’environnement (84 % soit + 10,5 points), complémentaires aux protéines animales (80 % soit + 4 points) et de bonne qualité (73 % soit + 12 points). En termes de profil, les meilleurs résultats sont obtenus chez les femmes, les jeunes de 18 à 24 ans, les habitants d’Ile-de-France, les artisans, commerçants et chefs d’entreprise.

Les produits les plus consommés sont les analogues de viande type steaks (77 %), les desserts (61 %) et les boissons alternatives au lait (60 %). Pour Hubert Bocquelet, délégué général du GEPV, « une tendance se dessine autour des nouveaux produits associant les protéines animales et végétales particulièrement dans les rayons charcuterie et fromage. On observe un véritable attrait des consommateurs pour ces nouvelles catégories. De nombreuses innovations devraient envahir nos rayons à moyen terme ».

Des suspicions demeurent

Toutefois, les produits contenant des protéines végétales peuvent aussi faire l’objet de suspicions de la part des consommateurs. La CLCV (Association nationale de défense des consommateurs et usagers) a publié les conclusions de son enquête « Que valent les produits végétariens ? », axée sur les alternatives à la viande. Les résultats mettent en évidence une faible apposition du Nutri-Score (alors que 83 % des produits testés sont notés A ou B après calcul), de forts écarts de prix (non représentatifs de la qualité de la recette), une faible mention de l’origine des ingrédients et des dénominations de vente faisant référence aux produits animaux (ce qui n'est pas autorisé).

La CLCV regrette aussi que ces produits contiennent plus d’eau que de protéines végétales. Les ingrédients d’origine végétale ne représentent en moyenne que 39 % de la recette. L’eau est l’ingrédient principal dans 72 % des analogues de viandes, 67 % des produits panés et 31 % des galettes végétales.

Pour le GPEV, émettre cette critique revient à méconnaître le fait que les protéines végétales sont présentées sous forme de farines qui doivent être réhydratées pour former des produits alimentaires.

Et les protéines alternatives ?

En 2020, le GEPV s’est associé à Protéines France pour réaliser son enquête afin d’affiner son analyse sur les nouvelles protéines (algues, insectes, micro-organismes).  « Ces nouvelles protéines ne sont pas encore bien connues du grand public. Mais elles suscitent un intérêt croissant et leur potentiel de développement est énorme. Ces protéines du futur permettent ainsi d’élargir la gamme de protéines alternatives et d’offrir de nouvelles perspectives d’innovation aux acteurs de l’alimentation dans son ensemble », insiste Antoine Peeters, secrétaire général de Protéines France. En effet, 4 Français sur 10 se disent intéressés par des produits hybrides, associant protéines animales et nouvelles protéines.

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