Équipements

Cette pompe à chaleur distribue trois niveaux de températures simultanément

24 mars 2009 - Maria Guillon

L'EnerTermoPAC permet la production d'eau chaude à 70 °C pour des utilisations en process, de chauffage des locaux et en climatisation d'entrepôts.

La pompe à chaleur EnerTermoPAC au gaz naturel permet la production d’eau glacée (-8°C à + 15°C), d’eau chaude (45 à 50°C) et d’eau chaude haute température (65°C à 75°C) de manière simultanée ou non. L’eau chaude haute température est produite grâce à l’énergie récupérée sur le moteur et sur les fumées de combustion. La PAC ETP assure une production d’eau chaude jusqu’à 750 kW et d’eau glacée jusqu’à 300 kW.

Répond aux besoins en froid positif

La PAC ETP présente des rendements très élevés, notamment en mode de production simultanée de chaud et de froid (jusqu’à 230 % sur PCI). Elle génère des économies d’énergies importantes ainsi qu’une diminution des émissions de CO2 par rapport à des solutions « classiques » de type chaudière et groupe froid.
« La PAC ETP répond à des besoins en froid positif, en chauffage des locaux et en eau chaude (70-80°C) pour des process de l’industrie agroalimentaire : chambres froides, lavage, chauffage », soutient Jean Terrier, ingénieur d’affaires chez GrDF*, qui mettant en avant ce matériel sur son stand du CFIA. Il est fabriqué par Soprano et distribué par EZ Comfort.

La combustion du gaz naturel émet peu de CO2

Les pompes à chaleur fonctionnant au gaz naturel sont de deux types : à moteur gaz (fabricants : SANYO, AISIN Toyota) ou à absorption (fabricant : ROBUR). Elles présentent l’intérêt de combiner les atouts intrinsèques du gaz naturel – notamment faibles émissions à l’atmosphère – et la valorisation d’énergie « gratuite » provenant de l’air (version aérothermique) ou du sol (version géothermique) par sondes ou sur nappe phréatique.
La combustion du gaz naturel produit essentiellement de la vapeur d’eau et du CO2 en faible quantité. C’est le combustible qui génère le moins de gaz à effet de serre : ses émissions de CO2 sont de 234 g par kWh, inférieures de 25 à 50% par rapport à celles du fioul ou charbon.
Selon l’approche d’Analyse du Cycle de Vie (ACV) qui tient compte de toutes les émissions directes et indirectes sur toute la chaîne énergétique, le chauffage au gaz naturel émet presque trois fois moins de CO2 que tout nouveau chauffage électrique installé, qui lui émet environ 600 g de CO2 par kWh (sources : Etude RTE - ADEME octobre 2007; ADEME - regards sur le Grenelle septembre 2008).

*GrDF est née en janvier 2008. C’est une filiale 100% indépendante de GDF SUEZ assurant la distribution de gaz naturel en France. Elle est responsable du développement, de l’exploitation et de la maintenance des réseaux de gaz naturel.

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