Les nouvelles obligations réglementaires amènent les entreprises à s'équiper. Le point avec Sylvie Jeanthon référente mobilité électrique d’EDF Commerce Ouest.

Décarbonation

La mobilité électrique prend de l’ampleur

12 avril 2022 - Marjolaine Cérou

Les nouvelles obligations réglementaires amènent les entreprises à s'équiper. Le point avec Sylvie Jeanthon référente mobilité électrique d’EDF Commerce Ouest. 

Avec plus d’une voiture neuve sur sept mise sur le marché, la mobilité électrique a le vent en poupe. « Le marché a une bonne dynamique », confirme Sylvie Jeanthon, référente mobilité électrique d’EDF Commerce Ouest. Un engouement lié au contexte réglementaire. « Au-delà d’un certain grammage de CO2 par km, les constructeurs ont des pénalités. Tandis que le Plan Climat prévoit l'interdiction de ventes de véhicules thermiques en 2035 », rappelle l’experte. Preuve supplémentaire de ce succès, les véhicules électrifiés ont représenté 15 % des ventes en 2021. Et on estime que 780 000 véhicules hybrides et électriques sont à ce jour en circulation. 

Une dynamique poussée par de nouvelles obligations réglementaires. En particulier, l’installation de bornes sur les parkings des entreprises. Ainsi, pour les nouveaux parkings supérieurs à 10 places, un emplacement sur cinq doit être pré-équipé et un emplacement équipé. « Cela signifie qu’il faut prévoir la puissance nécessaire dans son compteur et passer les fourreaux, car il n’est pas question de recasser le parking », explique Sylvie Jeanthon.
Sur les parkings existants en revanche, la réglementation impose d’équiper au moins une place toutes les 20 places. « Il existe toutefois une dérogation pour les bâtiments possédés par des PME. Mais toutes les entreprises aujourd’hui ont cette obligation », souligne-t-elle. 

10 % de véhicules à faible émission

Concernant les flottes de véhicules de plus de 100 véhicules, il est désormais obligatoire lors du renouvellement, d’avoir au moins 10 % de véhicules à faible émission.

Les professionnels peuvent être accompagnés pour atteindre ces objectifs. « En pratique, les entreprises du secteur agroalimentaire peuvent être appuyées sur la conversion, mais aussi sur l’étude du coût total du véhicule en faisant un comparatif entre thermique et électrique. Il existe aussi des exonérations de carte grise et de taxes sur les véhicules de société », indique l’experte. 

Deux types de bornes de recharge

La supervision d’une borne est également à prendre en compte. Il existe deux grands types de bornes, selon le besoin. Par exemple, 7 kW permet de charger une heure pour couvrir 50 km sur les bornes classiques. Aujourd’hui les bornes de charge rapides permettent de couvrir une puissance allant de 24 kW à 250 kW. « ll y a un réel besoin, notamment quand il faut faire partir un véhicule plus rapidement », commente Sylvie Jeanthon. 

Des aides permettent aussi de faciliter l’installation. C’est le cas du programme Advenir, mais aussi d’Enedis. « Ces aides évoluent très régulièrement. Il y a ainsi une réduction de 20 % à partir du 1er avril pour l’installation et la mise en place de bornes sur les flottes des parkings privés. Enedis propose également des aides à hauteur de 75 %, jusqu’à fin juin 2022 », ajoute-t-elle. 

Retrouvez en replay la webconférence organisée par Process Alimentaire en partenariat avec EDF sur le thème du photovoltaïque en autoconsommation et de la mobilité électrique.  

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