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Snanc : une publication fortement attendue et controversée

Longtemps retardée, la stratégie nationale alimentation, nutrition et climat a finalement été présentée le 11 février 2026. Elle est pourtant loin de faire l’unanimité, les associations de consommateurs regrettant qu’elle ne soit pas plus coercitive envers l’industrie alimentaire.
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  • Auteur : Amélie Dereuder

Imaginée dans la loi climat de 2021 avec une publication au plus tard le 1er juillet 2023, la stratégie nationale alimentation, nutrition et climat (Snanc) a enfin été publiée par le Gouvernement. Ce texte doit donner des orientations pour une alimentation saine et durable d’ici 2030, et servir à l’élaboration du Programme national nutrition santé (PNNS) 5 et du Programme national pour l’alimentation (PNA) 4, qui sont les volets opérationnels.

«Il s’agit d’une étape importante pour renforcer notre souveraineté alimentaire en agissant sur le comportement des consommateurs, notamment pour promouvoir des débouchés à la production agricole durable et de qualité issue de nos territoires», justifie Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire.

Déclinée en 4 axes, 20 objectifs et 85 actions, la Snanc doit permettre à tous les Français d'accéder à une alimentation plus saine, plus durable et plus locale, tout en renforçant la souveraineté agricole et alimentaire du pays. Selon l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les coûts cachés du système alimentaire en France s'élèvent à environ 177,5 milliards d'euros, dont 134,3 milliards liés aux maladies chroniques de l'alimentation, 8,2 milliards liés aux externalités des émissions de GES (Gaz à effet de serre), 17,8 milliards liés au changement d'affectation des terres et 17,1 milliards aux émissions d'azote...