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Décarbonation

Bilan du Fonds Chaleur 2024 : les aides permettront de produire 3,6 TWh par an de chaleur renouvelable et de récupération

Depuis 2009, le Fonds Chaleur, géré par l’Ademe, vise à accélérer la production de chaleur renouvelable et de récupération sur le territoire français. Ces aides soutiennent les réseaux de distribution et les installations de production de chaleur et de froid renouvelables et de récupération (EnR&R), afin d’alimenter habitat collectif, collectivités et entreprises. En 2024, 1 350 nouvelles installations ont été subventionnées. Détails.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Christophe Meneust
Bilan du Fonds de Chaleur 2024

Crédit : Stéphane Leitenberger

Les besoins de chaleur, qui représentent aujourd’hui 43 % de la consommation d’énergie en France, sont encore majoritairement couverts par des énergies fossiles, carbonées et importées (gaz, fioul, charbon). Cependant, la part de chaleur renouvelable et de récupération en France métropolitaine augmente chaque année . Elle est passée de 24 % en 2021 à 29,6 % en 2023 pour un objectif fixé par la loi (LTECV) de 38 % d’énergies renouvelables (EnR) dans la consommation finale de chaleur en 2030.

820 M€ de budget en 2024

Pour atteindre cet objectif, le Fonds Chaleur, opéré par l’Ademe depuis 2009, contribue à la dynamique de croissance de la production de chaleur renouvelable . Ainsi, le budget 2024 du Fonds Chaleur a été porté à 820 M€ , en hausse de 36 % par rapport à 2023. Les aides attribuées aux entreprises et aux collectivités en 2024 permettront la construction de plus de 1 350 nouvelles installations qui produiront 3,6 TWh par an de chaleur renouvelable et de récupération. Le programme France 2030, ainsi que les aides à la planification écologique, opérés aussi par l’Ademe, ont permis d’accompagner des projets de production de chaleur à partir de biomasse pour la cible industrielle. 

La biomasse : cible principale pour les industriels

Depuis 2021, l’Ademe contribue à la forte accélération des projets de décarbonation de la chaleur dans l’industrie en tant qu’opérateur de France Relance puis de France 2030 et du Fonds Planification Ecologique. Ainsi, en 2024, ces financements ont permis d’attribuer : 

  • À travers l’appel à projet Biomasse Chaleur Industrie Agriculture et Tertiaire (BCIAT) : 165,8 M€ d’aides à 31 installations, pour une production de chaleur de 1,78 TWh/an permettant l’équivalent de 392 000 tonnes de CO 2 évités par an.
  • À travers l’appel à projet Biomasse Chaleur Industrie du Bois (BCIB) : 43,3 M€ à 11 installations, pour une production de chaleur de 0,253 TWh/an permettant l’équivalent de 56 000 tonnes de CO 2 évités par an.

La biomasse domine toujours dans le bilan en raison de la temporalité de montages des projets et de certaines contraintes techniques . Elle contribue le plus à la production de cette chaleur renouvelable (68 %), suivie par la géothermie (16 %), la récupération de chaleur fatale (8 %), la méthanisation (8 %) et le solaire thermique (0,3 %). Les émissions annuelles évitées par ces nouvelles installations s’élèvent à environ 805 750 tCO 2 /an. «  Le nombre important d’installations reflète la montée en puissance des Contrats Chaleur Renouvelable accompagnant de nombreux projets de petite taille, principalement à partir de biomasse, mais avec en 2024 une forte croissance des projets de géothermie  », précise le rapport du Gouvernement.

La biomasse reste la principale solution pour décarboner la chaleur.

La biomasse reste la principale solution pour décarboner la chaleur. Crédit : Ademe

«  Toutes les énergies décarbonées, et notamment la chaleur renouvelable, contribuent à réduire notre dépendance aux énergies fossiles importées. Dans ce cadre, la géothermie ou la récupération de la chaleur fatale industrielle sont des leviers efficaces, à amplifier  », explique Marc Ferracci, ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie.

Les priorités et actions relatives au Fonds chaleur pour 2025

Pour poursuivre le déploiement de la chaleur renouvelable, l’État a conforté le Fonds Chaleur avec un budget de 800 M€ pour 2025 . Les conditions d’éligibilité et de financement ont également été modifiées de façon à permettre d’aider un maximum de projets et des priorisations seront réalisées. 

Par ailleurs, compte tenu des enjeux sur la disponibilité de la ressource en biomasse et en particulier de tensions sur les plaquettes forestières dans certaines régions , la démarche de priorisation des EnR&R est renforcée , et la diversification des plans d’approvisionnement en biomasse est encouragée. Elle restera néanmoins importante notamment pour des usages à haute température. L’accélération du déploiement de la géothermie profonde et de surface reste un axe prioritaire pour 2025 avec la mise en œuvre du plan d’action lancé en février 2023 par l’État et qui regroupe vingt-sept actions prioritaires en France métropolitaine et d’outre-mer. En 2025 sera élaboré un plan d’action pour le développement du solaire thermique . L’appel à projets « Grandes Installations Solaires Thermiques », principalement pour l’industrie ou les réseaux de chaleur, sera relancé en 2025.

«  Le Fonds Chaleur est un dispositif de décarbonation performant. Il permet très concrètement aux élus des collectivités locales et aux entreprises d’avoir accès à des solutions compétitives de chauffage ou de refroidissement bas carbone  », déclare Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche.

LANTECH
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