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Rappels

Céréulide dans des laits infantiles : les autorités clarifient les stratégies analytiques et les responsabilités

La gestion des retraits-rappels de laits infantiles contaminés par la céréulide soulève des questions techniques sur les méthodes analytiques, la répartition des responsabilités et l’organisation des contrôles officiels. Lors d’un point presse, les autorités ont détaillé le cadre réglementaire applicable, les investigations en cours et les adaptations envisagées, en France comme au niveau européen.
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  • Modifié :
  • Auteur : Stéphanie Perraut

Les autorités sanitaires ont organisé un point presse technique dans le cadre des retraits-rappels de laits infantiles contaminés par la toxine céréulide. «Nous avons souhaité organiser ce point presse pour reposer le cadre des analyses menées et rectifier certaines informations erronées qui circulent», a indiqué le ministère chargé de l’Agriculture. Il rappelle en préambule que la situation relève d’un contexte d’alerte alimentaire et non d’une enquête épidémiologique déclenchée à partir de cas groupés de nourrissons malades. Cette alerte a été émise par les exploitants après identification d’une source de contamination. La procédure mise en œuvre est détaillée dans le guide de gestion des alertes d’origine alimentaire publié par la DGAL (Direction générale de l’alimentation).

La responsabilité première de la sécurité des produits incombe aux exploitants. «Contrairement à ce que l’on a pu lire, ce sont les exploitants qui ont réglementairement l’obligation de déterminer quels produits peuvent représenter un risque, ceux qui doivent être retirés du marché et ceux qui peuvent être maintenus», a rappelé le ministère chargé de l’Agriculture. Il leur appartient de déterminer quels produits présentent un risque, d’identifier les lots devant faire l’objet d’un retrait ou d’un rappel, et de justifier les lots maintenus sur le marché. Cette démarche doit être exhaustive et fondée sur des éléments analytiques et de traçabilité solides.

Les autorités exercent de leur côté un rôle de supervision. Elles vérifient les méthodes analytiques retenues, la performance des laboratoires mobilisés, la représentativité des échantillons et la cohérence des liens de traçabilité entre matières premières, produits intermédiaires et produits finis. Elles évaluent également si les décisions prises par les exploitants offrent un niveau de protection suffisant. Lorsque les preuves sont jugées insuffisantes, elles peuvent exiger le retrait des produits concernés.

Les autorités ont insisté sur le choix d’une stratégie analytique menée le plus en amont possible…