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Microbiologie

Retraits-rappels des laits infantiles : le Gouvernement fait le point

Ce jeudi 22 janvier 2026, le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire ainsi que le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées ont établi un point de situation autour des retraits-rappels volontaires des laits infantiles Nestlé et Lactalis en France.
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  • Modifié :
  • Auteur : Stéphanie Perraut

Dans un communiqué de presse en date du 22 janvier 2026, le Gouvernement indique avoir été informé du retrait et rappel volontaire de certains lots de laits infantiles commercialisés par les groupes Nestlé et Lactalis. Le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire et le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées affirment qu’«à ce stade, il n’a pas été mis en évidence de lien de causalité entre la consommation des laits infantiles concernés et la survenue de symptômes chez des nourrissons ». Ce que remettent en question nos confrères de la cellule d’investigation de Radio France. Selon eux, « de nombreux parents ont alerté les autorités sanitaires, signalant des symptômes possiblement liés à la consommation de lait des marques concernées. Une soixantaine d’appels ont été reçus par les centres antipoison, tandis que d’autres familles ont contacté directement leur Agence régionale de santé. »

Deux vagues de rappels

Car dès le mois de décembre, des autocontrôles de Nestlé ont permis d’identifier la présence de la toxine céréulide, produite par Bacillus cereus dans un lot de lait infantile non commercialisé, produit par une usine des Pays-Bas. Un premier retrait-rappel d’autres lots produits par la même usine et susceptibles d’être contaminés a alors été lancé.

Les investigations menées par l’exploitant sous la supervision des autorités compétentes ont permis d’identifier un ingrédient comme source de la contamination, une huile riche en acide arachidonique, produite par un fournisseur chinois. Cette découverte a mené au retrait-rappel de nombreux autres lots de laits infantiles du groupe Nestlé, puis le 21 janvier, au retrait-rappel de lots de laits infantiles du groupe Lactalis. 

À ce jour, l’ensemble des fabricants de lait infantile au niveau mondial, dès lors qu’ils ont eu recours à de l’huile riche en acide arachidonique de ce fournisseur, doit conduire une analyse de risque leur permettant d’évaluer la sécurité de chacun des lots de laits infantiles mis sur le marché. 

Les services de la DGAL (Direction générale de l’alimentation) et des DDPP (Directions départementales en charge de la protection des populations), en France, comme les autorités compétentes des autres pays concernés, assurent la supervision des mesures de gestion mises en œuvre par les exploitants du secteur du lait infantile dans cette alerte d’ampleur, qui reste évolutive. 

L’association Foodwatch a de son côté annoncé le 21 janvier 2026 qu’elle va déposer plainte contre X dans cette affaire. « Cela fait près de deux mois que l’information sur la contamination par la toxine céréulide a été partagée au niveau européen, grâce à une notification des autorités italiennes », estime-t-elle.