Qualité

Stec, risques émergents et BPA au programme de l'Anses en 2013

19 mars 2013 - Anne-Katell Mousset

Marc Mortureux, Directeur général de l'Anses entouré par Gérard Lasfargues Directeur général adjoint scientifique et Pacale Parisot, Directrice scientifique des laboratoires

Contexte économique oblige, l'Agence nationale de sécurité sanitaire affiche cette année une légère baisse de budget. « Nous disposons cette année de 130 millions d'euros de budget, soit 3 millions de moins de subventions et nous avons enclenché il y a maintenant 3 ans une baisse de nos effectifs à raison de 1,5% par an », explique Marc Mortureux, directeur général de l'Anses. Une situation qui « bien sûr ne me réjouit pas, mais l'Anses reste encore une très belle agence », affirme-t-il.

Car période économique compliquée ou non, le programme de travail de l'année 2013 présenté hier est ambitieux. Pour le volet alimentation (l'agence s'occupe aussi de questions environnementales et de santé au travail), l'accent sera mis sur le renforcement des moyens de contrôle et de détection mis à disposition des pouvoirs publics par les laboratoires de référence du réseau.

« La réglementation est basée sur la responsabilisation des acteurs par le biais de plan de maîtrise des risques et des autocontrôles. Mais il est essentiel, et l'affaire de la viande de cheval en est une preuve, que les pouvoirs publics réalisent leurs propres analyses pour surveiller le marché. Le rôle de l'Anses est donc de mettre à disposition ces méthodes analytiques », commente Marc Mortureux. L'Anses espère donc développer une centaine de nouvelles méthodes d'analyses en particulier sur les risques émergents.

Identifier les "variants"

Les laboratoires Anses travailleront également à mieux identifier les agents pathogènes responsables de Tiac, en travaillant notamment sur l'étude des gènes de virulence des E. coli producteurs de shiga-toxiques. L'Anses s'est équipée récemment d'une plateforme d'identification rapide des gènes visant à anticiper l'émergence de nouvelles souches pathogènes. Les séquences ainsi identifiées peuvent alors être transférées aux laboratoires de contrôle pour surveiller l'émergence de telles souches.

Un rapport complet sur le BPA

Autre moment fort attendu cette année : la remise du rapport sur le Bisphénol A début avril. Après avoir rendu un rapport sur les effets sanitaires du perturbateur endocrinien, l'Anses a procédé à une évaluation du risque poussée en prenant en compte les niveaux d'exposition au BPA. « La valeur ajoutée de notre agence qui s'occupe de plusieurs champs est que nous ne nous sommes pas limités à l'apport de BPA par l'alimentation mais nous avons également travaillé sur la présence de BPA dans l'environnement ou dans les milieux professionnels », explique Marc Mortureux. L'Anses rendra également en 2013 un avis sur les boissons énergisantes après avoir été saisie suite à un certain nombre de signalements de décès par les professionnels de santé via le réseau nutrivigilance.

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