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Accord UE-Mercosur : une adoption contestée, l’agriculture européenne en alerte

Le Conseil de l’Union européenne a approuvé, à la majorité qualifiée, l’accord de libre-échange UE-Mercosur, ouvrant la voie à une signature imminente et à une application provisoire du texte avant même le vote du Parlement européen. Une décision vivement contestée par les filières agricoles européennes, qui dénoncent un accord déséquilibré et contraire aux exigences imposées aux producteurs européens.
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  • Auteur : Christophe Meneust
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Les secteurs bovin, avicole et céréalier à travers leurs interprofessions (Anvol, Interbev et Intercéréales) alertent sur les conséquences directes de l’accord UE-Mercosur, tant sur la compétitivité des exploitations que sur la souveraineté et la sécurité alimentaire. En l’absence de mesures miroirs juridiquement contraignantes, les producteurs européens redoutent une concurrence déloyale avec des produits importés ne respectant pas les mêmes normes sanitaires, environnementales et sociales.

Une responsabilité politique pointée

Si la France a voté contre l’accord, ce positionnement est jugé tardif par les organisations professionnelles. Selon elles, Paris disposait de leviers juridiques et politiques (veto ou saisine de la Cour de justice de l’Union européenne) qui n’ont pas été utilisés au moment où ils auraient pu bloquer le processus. Le refus français exprimé aujourd’hui reste donc sans effet sur l’issue du vote.

Un rôle clé pour le Parlement européen

Interbev (l’Interprofession Elevage et Viande), Anvol (l’Interprofession de la volaille de chair) et Intercéréales (l’Interprofession de la filière céréalière française) appellent désormais les eurodéputés à rejeter la ratification de l’accord et à contester la procédure du « split » devant la Cour de Justice de l’Union européenne. Cette étape est jugée décisive pour rétablir un débat démocratique sur un accord largement rejeté par les filières agricoles.

Mobilisation des agriculteurs

Dans ce contexte, Jeunes Agriculteurs, aux côtés de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), dénoncent une « trahison » des institutions européennes et appellent à une grande mobilisation à Strasbourg le 20 janvier, devant le Parlement européen. Le syndicat annonce également la poursuite d’actions de terrain, notamment des contrôles dans les ports, aux frontières et sur les axes de circulation, pour dénoncer l’entrée de produits ne respectant pas les normes européennes.

Clause de sauvegarde : un outil insuffisant

Présentée comme une protection, la clause de sauvegarde prévue par l’accord est jugée largement inopérante. Non automatique, limitée dans le temps et déclenchée uniquement après constat de déséquilibres, elle ne permet pas de freiner les importations. Pour les filières, il s’agit avant tout d’un affichage politique sans effet réel sur les flux commerciaux.

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