Covid-19 : Comment l’abattoir de Limoges fait face à un pic d’activité

30 mars 2020 - Stéphanie PERRAUT

L’abattoir de Limoges (87) sort d’un épisode très difficile. Le mardi 17 mars, le triple du nombre habituel de semi-remorques attendait devant le poste de garde. « Il y avait plus de 450 bêtes à abattre ce jour-là alors que nous enregistrons 200 bêtes en temps normal. Et sur les 65 salariés de production, 24 étaient absents », relate José Ferreira, directeur, à la presse locale. Il a dû prendre une décision inédite : arrêter les apports d’animaux pendant la semaine. Une rumeur a alors couru en amont de la filière, disant que l’abattoir était fermé. Pour absorber le surplus d’activité, des salariés volontaires ont travaillé 11 heures par jour en moyenne du mardi au vendredi. Un planning d’abattage avec des quotas a aussi été mis en place. Une initiative qui a « sauvé l’abattoir », selon le directeur qui précise par ailleurs que l’attribution d’une prime de 50 € par semaine avait été décidée dès l’annonce du confinement, en prévision d’une hausse d’activité.

 

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