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Procédés

Découvrez la fabrication des craquelins de Saint-Malo

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : S.P.
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Le site des Craquelins de Saint-Malo se compose de deux bâtiments : le premier pour les craquelins à proprement parler et le second pour une activité de pâtisseries surgelées à destination de la restauration commerciale et des boulangers/pâtissiers.

Le craquelin est un échaudé, comme les bretzels alsaciens et les patissous limousins. Le procédé de fabrication, qui date du Moyen-Age, consiste à cuire une pâte une première fois dans de l'eau chaude et une deuxième fois dans un four. Farine de froment, œufs, lait, malt d'orge et poudre à lever : la recette est inchangée depuis la création de l'entreprise en 1923. Les Craquelins de Saint-Malo ont obtenu en 2014 le label Entreprise du Patrimoine Vivant. La société adhère également à l'association « Produit en Bretagne ».

La visite commence ici.

1exterieur
Le site des Craquelins de Saint Malo se compose de deux bâtiments : le premier pour les craquelins à proprement parler et le second pour une activité de pâtisseries surgelées à destination de la restauration commerciale et des boulangers/pâtissiers.
2travailpate
Composée de farine de froment, d’œufs, de lait, de malt d'orge (pour la couleur dorée) et de poudre à lever, la pâte à craquelins est pétrie deux fois 15 minutes. L'opération commence dès 3h30 du matin. La farine est un ingrédient clé. « Nous avons besoin de protéines : le gluten du blé et le blanc d'oeuf pour obtenir cette structure particulière », commente Régis Boiron, le dirigeant de la société. La fabrication journalière s'appuie sur six pétrins de 140 kg.
3raffineur
Une fois les ingrédients mélangés, la pâte est lissée à l'aide d'un raffineur afin d'en extraire toutes les bulles. Entre le pétrissage et le raffinage, la pâte est placée en attente sur une table en inox jusqu'à ce qu'elle atteigne la température idéale pour la suite du traitement.
4laminage
Après le raffinage, la pâte lissée est chargée manuellement sur le tapis de laminage. En sortie de raffinage, la pâte a une température d'environ 26-27°C.
5laminage_ter
Afin d'obtenir une pâte de 3 à 4 mm d'épaisseur, quatre rouleaux se succèdent pour aplatir la préparation. L'avancée est lente de manière à préserver le réseau gluténique.
6formage
La pâte est découpée en disques à l'aide d'emporte-pièces.
7separation_bis
Les pâtons sont individualisés avant l'étape d'échaudage.
8bac_echaudage
L'échaudage est une étape de cuisson superficielle. Les pièces de pâtes sont baignées dans une eau chaude à 88°C pendant une à deux minutes.
9sortie_echaudage
En sortie d'échaudage, les craquelins ont un aspect vitreux et collant.
10stop
En sortie d'échaudage, les pièces tombent dans des cuves d'eau froide. Le choc thermique stoppe instantanément la cuisson.
11trempage
Baignés dans les cuves pendant 2h30, les craquelins se gorgent d'eau et laissent échapper l'amidon. Cette étape donne l'épaisseur de la future mie. Un brassage manuel évite que les craquelins ne se collent. Les pâtons de 10 g (en sortie de laminage) pèsent alors 19 g.
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Une fois sortis de l'eau, les craquelins sont disposés sur des plaques de cuisson. Il leur aura fallu trois à quatre heures pour aller du pétrin au four.
13cuisson
Les craquelins sont cuits 14 minutes à 300°C dans un four à gaz semblable à un four à pizza. Toute l'eau s'évapore, ce qui permettra de conserver le craquelin 18 mois. De l'eau est pulvérisée en cours de cuisson pour maîtriser l'assèchement. C'est également au cours de cette étape que le craquelin prend sa forme concave originale. Le site comporte deux fours.
14avant_apres
L'évolution du craquelin entre la préparation de la pâte et l'ensachage. De bas en haut : le craquelin avant échaudage, après échaudage, après trempage et finalement après cuisson.
15tri
Après une période de repos en balles à pain d'une nuit, les craquelins passent par une étape de tri manuel. Avant d'être envoyés vers une peseuse associative en mezzanine.
16multipond
200 000 € ont été investis en 2016. La construction d'une seconde plateforme a permis de libérer de la place au sol pour le séchage. L'acquisition d'une peseuse associative Multipond 14 pistes (pour un budget de 50 k€) a amélioré la précision de remplissage des sachets de 5 %. Le retour sur investissement est estimé à moins de trois ans.
17detec_metaux_2
Un système de détection de métaux est placé en amont de l'ensacheuse verticale d'une capacité de 500 sachets par heure.
LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.