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Conjoncture

Le marché du bio amorce une reprise

La part de marché du bio se stabilise à 4,1 % en 2025, portée par la croissance des circuits spécialisés. Fruits et légumes, attractivité des prix et préoccupations de santé figurent parmi les moteurs de cette dynamique.
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  • Auteur : Stéphanie Perraut
Crédit : Robert Kneschke - stock.adobe.com

Crédit : Robert Kneschke - stock.adobe.com

Après quatre années de recul, le marché du bio reprend des couleurs. Selon Worldpanel by Numerator (anciennement Kantar), la part de marché du bio en frais libre-service et en produits frais traditionnels (PGC-FLS et PFT) se stabilise à 4,1 % sur un an (CAM, cumul annuel mobile, P7 2025). La croissance de 5,5 % enregistrée par les circuits spécialisés depuis le début de l’année (CAD, cumul annuel à date, P7 2025) constitue le principal moteur de cette évolution. Les enseignes généralistes, encore en légère baisse (-0,7 %), parviennent toutefois à ralentir leur repli.

Deux tiers des dépenses en bio concernent les produits frais libre-service

Aujourd’hui, un tiers des dépenses des ménages en bio concernent les produits frais traditionnels et deux tiers les produits frais libre-service. Les fruits et légumes apparaissent comme les principaux moteurs de cette reprise. Selon le panéliste, la consolidation du marché est en cours, portée par de nouveaux équilibres entre circuits et catégories. « Les attaques subies par l’écosystème de la bio ont peut-être renforcé l’engagement des consommateurs historiques, à la fois par militantisme écologique et par une volonté de protéger leur propre santé et celle de leur famille », analyse Gaëlle le Floch, directrice insight Worldpanel by Numerator.

La reprise du marché du bio repose sur plusieurs facteurs. Les enseignes spécialisées ont mené un travail de restructuration et de réorganisation avec un assainissement du parc de magasins, un recentrage de l’offre et une adaptation des prix. Cette démarche soutient la croissance des acteurs les plus compétitifs.

Des évolutions de politique en grande distribution et dans le réseau spécialisé

Dans la grande distribution, la fin de la politique de rationalisation drastique a également joué un rôle. La consommation retrouve de la valeur aux yeux des ménages, soutenue par un ralentissement de l’inflation. Si le prix reste un critère important, la recherche de qualité reprend du poids et l’alimentation regagne une place centrale dans les arbitrages.

L’écart de prix entre bio et produits conventionnels évolue aussi en faveur du bio. Les produits issus de l’agriculture biologique ont été moins touchés par les hausses au plus fort de l’inflation. Leur attractivité s’en trouve renforcée. Les campagnes « bio réflexes » menées par l’Agence Bio produisent désormais leurs effets, tandis que la couverture médiatique autour de la remise en cause du bio contribue à l’image positive d’une alimentation saine.

L’image d’une alimentation saine et sûre

Enfin, la préoccupation des consommateurs pour la santé reste forte. Les inquiétudes liées au glyphosate et aux pesticides, accentuées par le débat médiatique autour de la loi Duplomb, stimulent la demande en faveur du bio.

Les perspectives à long terme dépendent à la fois du contexte économique et de la capacité du bio à mobiliser ses atouts. Sur le plan économique, le pouvoir d’achat des ménages risque d’être amputé par de nouvelles taxes. Cela pourrait freiner la valorisation de leurs achats alimentaires et, par conséquent, l’attrait pour le bio.

Malgré cette contrainte, le bio dispose d’atouts pour maintenir la dynamique actuelle. L’ancrage local constitue un premier levier, car il bénéficie d’une image positive et d’une meilleure acceptation des prix plus élevés. Selon Worldpanel by Numerator, les efforts de communication et de pédagogie doivent se poursuivre afin de regagner la confiance des consommateurs, fragilisée au cours des dernières années.

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.