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Décryptage

Le risque cyber en tête des préoccupations des entreprises pour 2026

Chaque année Allianz, assureur des entreprises, publie le Baromètre des risques. Celui-ci a pour but d’établir un classement des risques auxquels sont sujettes les entreprises tous secteurs confondus et à l’échelle mondiale. Les incidents cyber sont considérés comme les premiers facteurs de risques suivis par l’intelligence artificielle qui fait son entrée dans le classement. Détails
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  • Auteur : Christophe Meneust
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Pour la quinzième édition du Baromètre des risques Allianz, l’enquête analyse les opinions de 3 338 experts en gestion des risques (cadres supérieurs, gestionnaires de risques, courtiers et experts en assurance), situés dans 97 pays et territoires. À l'échelle mondiale, le podium est constitué des risques cyber (cybercrimes, interruptions de service et réseau IT, logiciels malveillants/ransomware, violation de données, sanctions), l’intelligence artificielle (défis liés à la mise en œuvre, risques liés à la responsabilité, désinformation/mésinformation) et les interruptions d’activités (y compris les perturbations de la chaîne logistique).

Les incidents cyber représentent le plus gros risque pour les entreprises en 2026.

Les incidents cyber représentent le plus gros risque pour les entreprises en 2026.

Une percée de l’IA et de l’instabilité politique comme facteurs de risques

Les incidents cyber ont fait plusieurs fois la une de l’actualité en 2025, notamment celle survenue pour la brasserie Asahi au Japon ou encore celle concernant le site d’Upahl (Allemagne) du géant laitier Arla Foods. Ceux-ci restent les risques les plus préoccupants pour les entreprises dans le monde en 2026 selon le Baromètre.

L’année dernière a aussi été marquée par l’adoption accélérée de l’IA, se traduisant par une progression inégalée de ce risque, passant de la 10e à la seconde place. Cependant, près de la moitié des répondants estime que l’IA présente plus d’avantages que de risques pour leur activité.

L’interruption d’activité ferme la marche du podium. Elle peut être la conséquence d’autres risques figurant parmi les dix premiers au classement mondial (cf premier tableau). Les catastrophes naturelles (3e en 2025) chutent à la 5e place, grâce notamment à une saison des ouragans 2025 moins dévastatrice. Par ailleurs, les risques politiques et la violence grimpent de la 9e à la 7e place, en raison de l’augmentation des préoccupations liées à l’instabilité géopolitique et aux conflits dans le monde.

L’interruption d’activité est étroitement liée aux risques géopolitiques

L’année 2025 a été marquée par un virage vers des politiques commerciales protectionnistes et des guerres douanières qui ont semé l’incertitude dans l’économie mondiale. Elle a également été caractérisée par les conflits régionaux au Moyen-Orient, la guerre Russie-Ukraine, les différends frontaliers entre l’Inde et le Pakistan, ainsi que la Thaïlande et le Cambodge, et par les guerres civiles en Afrique. Cette tendance se poursuit en 2026, avec l’intervention des États-Unis au Vénézuéla et plus récemment les propos du président américain Donald Trump concernant le Groenland. C'est sans surprise que les risques politiques et la violence gagnent deux places pour s’établir en septième position, la plus élevée qu’ils aient jamais atteinte. Le risque, étroitement lié, d’évolution de la législation et de la réglementation, qui inclut les droits de douane, reste inchangé, s’inscrivant à la 4e place. Enfin, la paralysie des chaînes d’approvisionnement mondiales due à un conflit géopolitique apparaît comme le scénario du « cygne noir » le plus susceptible de se réaliser dans les cinq prochaines années, selon 51 % des répondants.

Et pour les entreprises françaises ?

En France, les incidents cyber restent le risque numéro un, pour la 4e année consécutive, suivis des catastrophes naturelles et des incendies/explosions. L'IA (8e position) et les développements macroéconomiques (10e rang) font quant à eux leur entrée dans le top 10 des risques. Les entreprises françaises restent également préoccupées par les interruptions d’activités, les risques politiques et le changement climatique (respectivement au 4e, 5e et 6e rang avec plus de 20 % des réponses pour chaque risque).

Et pour l’industrie agroalimentaire ?

Comme la tendance mondiale, le risque cyber est en tête selon le baromètre suivi des interruptions d’activités et les évolutions législatives et règlementaires. À la 4e place et ex aequo, l’IA et les incendies/explosions font leurs entrées dans le top 5.

Tableau des 5 principaux risques identifiés et remontés par le secteur agroalimentaire.

Tableau des 5 principaux risques identifiés et remontés par le secteur agroalimentaire.

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