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Métiers

L'Institut Boussingault forme aux sciences du vivant et de la donnée pour accompagner les transitions

À l’occasion du Space 2025, l’Institut Boussingault s’est présenté pour la première fois au public sous le pavillon Agretic de l’agence Bretagne Next (ex-Bretagne Développement Innovation). Le point sur les objectifs et les spécificités de cette nouvelle structure. 
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  • Auteur : Stéphanie Perraut
Achille Garnier (à gauche) et Morann Mattina ont présenté au Space 2025 le futur cursus ingénieur « Agro-industrie et systèmes numériques 

Achille Garnier (à gauche) et Morann Mattina ont présenté au Space 2025 le futur cursus ingénieur « Agro-industrie et systèmes numériques » en alternance de l’Institut Boussingault.

Créé par la chaire Agroalimentaire du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et le Cnam Bretagne, l’Institut Boussingault a pour ambition de former les talents de demain dans un secteur en pleine mutation. Morann Mattina, chef de projet data et intelligence artificielle, détaille les objectifs et les spécificités de cette nouvelle structure basée à Ploufragan (22).

De qui l’Institut Boussingault tire-t-il son nom ?

L’institut rend hommage à Jean-Baptiste Boussingault, un chimiste et agronome du 19siècle. Ses travaux ont marqué les connaissances agricoles modernes, en particulier sur la nutrition des plantes et les cycles de l’azote. Considéré comme un pionnier de la phytotechnie et de la science du sol, il est devenu professeur titulaire de la chaire Agriculture du Cnam en 1845. Sa vie de chercheur, d’ingénieur et de pédagogue s’est distinguée par la grande diversité de ses travaux. De la même manière, nous nous positions sur un large spectre de connaissances du vivant, qui va de la semence et de l’élevage à l’assiette et à la sécurité des aliments.

Quelles missions vous êtes-vous fixé ?

Le constat est clair : il existe une pénurie de compétences numériques dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Notre mission est de satisfaire ce besoin de formation pour aider ces filières à s’adapter aux évolutions sociales, économiques et climatiques. Pour cela, nous nous appuyons sur trois piliers. 

  1. Les sciences du vivant, sur toute la chaîne alimentaire. 
  2. Les sciences de la donnée : identifier, collecter et sécuriser l’information, la nettoyer, la traiter, puis l’utiliser pour prédire, aider à la décision et optimiser les systèmes vers plus de durabilité et de performance. 
  3. La conduite du changement. Nous savons que beaucoup d’acteurs de terrain sont réticents face à l’introduction de nouvelles méthodes. Former des professionnels capables d’accompagner ces transitions est essentiel.  

Quelles formations proposez-vous ?

Nous offrons déjà six parcours de licence professionnelle en alternance en lien avec la filière agroalimentaire, déployés au niveau national. En septembre 2025, un master en qualité et sécurité alimentaire ouvre à Ploufragan. Puis, à partir de septembre 2026, nous proposerons notre nouveau cursus : une formation d’ingénieur Agro-industrie et systèmes numériques en alternance sur trois ans (recrutement CPGE - classe préparatoire aux grandes écoles - et Bac+2/+3 en science du vivant, informatique ou mathématiques).

Un volet immobilier conséquent est associé à ce projet, avec la rénovation d’un bâtiment et la construction d’un nouveau bâtiment de 600 m², financée par un contrat de plan État-Région, sur le site de Ploufragan en Bretagne.

Notre objectif est de couvrir un spectre large, du Bac+1 au Bac+8, pour former des techniciens, des cadres, des ingénieurs et des chercheurs capables de relever les défis du secteur en plaçant la donnée au cœur des décisions. Être lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Compétences et Métiers d’Avenir » du programme France 2030 nous permet de mettre à disposition de nos étudiants des outils numériques de dernière génération et favoriser leur autonomie et leur capacité à innover dans un environnement en constante évolution.

Pourquoi la Bretagne et la région de Saint-Brieuc ?

La Bretagne s’est imposée naturellement, car c’est le berceau des filières avicole, porcine et bovine en France, avec une production aujourd’hui encore concentrée majoritairement dans cette région. Signe supplémentaire de cette importance, la chaire Agroalimentaire du Cnam avait déjà déménagé de Paris vers la Bretagne depuis plusieurs années, ce qui a contribué au projet actuel. Il s’agit toujours de la seule chaire en région.

À Saint-Brieuc et dans les Côtes-d’Armor, nous bénéficions aussi de la convergence d’instituts de recherche et de structures d’appui technique, parmi lesquels figurent les autres membres du consortium formé dans le cadre de l’AMI (Anses, Innozh, Cité des métiers et CMQ Alim).

Nous travaillons également en lien étroit avec les entreprises, ce qui renforce l’intérêt de l’alternance. 

Elle aussi installée à Ploufragan, l’unité de recherche Metabiot, illustre bien cette synergie. Placée sous la tutelle conjointe du Cnam (Chaire Agroalimentaire et génie biologique) et de l’unité « Hygiène et qualité des produits avicoles et porcins » de l’Anses, elle regroupe 23 spécialistes de l’acquisition et de l’analyse des données massives dans une approche « One Health » qui lie santé animale, humaine et environnement.

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.