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Stratégie

Terrena investit 170 millions d’euros en 2025

Malgré une année « perturbée » (météo, marchés agricoles, contexte politique et géopolitique), la coopérative Terrena affiche une bonne santé et investit dans l’avenir pour moderniser et rénover ses outils, mais aussi pour assurer la pérennité de l’amont agricole. 
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  • Auteur : Christophe MENEUST
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Terrena est une coopérative qui se veut au service des territoires. Âgée de 138 ans comme le rappelle Olivier Chaillou, président de Terrena, elle regroupe aujourd’hui près de 18 000 exploitations adhérentes, 13 000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires (CA) de 5,58 milliards d’euros dont 89 % sont réalisés en France.

«  Le chiffre d'affaires de 2024 est stable par rapport à 2023 (5,49 milliards d’euros). Cette évolution est due à plusieurs acquisitions qui ont eu lieu en cours d’année », précise Eric Forin, directeur général de Terrena, nommé en mai 2024 , faisant référence aux opérations concernant l’intégration de Tipiak , Pampr’œuf, Vandinter Semio, Volatys  et deux sites Nutréa qui ont complété le périmètre de la coopérative. Le résultat net frôle les 30 millions d’euros (29,6 millions d’euros), en léger recul par rapport à 2023 (31,4 millions d’euros). «  La différence entre les deux années porte sur le fait des acquisitions de 2024 qui ont engendré des frais financiers supplémentaires  », précise le directeur général.

170 millions d’investissements en 2025 

«  Nous avons des résultats satisfaisants qui permettent de maintenir une trajectoire d’investissement soutenue. Que ce soit en amont en support de nos agriculteurs et nos éleveurs, ou en aval en continuant d’investir sur l’ensemble de nos douze filières, y compris celles que l’on vient d’acquérir  », déclare Eric Forin. Ce sont près de 170 millions d’investissements qui sont prévus au budget 2025 . Ils concernent notamment la modernisation et la rénovation de certains outils . C’est le cas pour les silos de stockage de céréales avec 23,5 millions d’euros qui sont alloués cette année . Cet investissement fait partie d’un plan d’action global qui engage 180 millions d’euros en huit ans pour rénover de manière pragmatique et logique ce type d’installation sur l’ensemble du territoire. «  Quand nous parlons de retour sur investissement de ces équipements, ce n’est pas ce qu’il y a de plus “rutilant”. Mais c’est un outil absolument indispensable qui permet d’être en support des territoires et de l’ensemble de nos adhérents pour améliorer les récoltes et faire en sorte qu’ils soient aux normes actuelles (taille des remorques, capacités de chargement, sécurité…)  », précise le directeur. 

Un programme de modernisation des bâtiments d’élevage de poules pondeuses est aussi annoncé avec une enveloppe de 4,8 millions d’euros pour satisfaire une transition vers un mode de production en lien avec les attentes du marché.

La reconstruction du site d’Inveja fait aussi partie du programme avec la rénovation de l’outil de production à Martigné-Ferchaud (35), qui a été touché par un incendie en 2024.

Une nouvelle salle des machines pour la production de froid verra le jour sur le site d’abattage de Villers-Bocage (14) pour un montant de 6,9 millions d’euros.

Enfin, divers travaux de mise à niveau de production pour les sept sites de Tipiak (9,2 millions d’euros au global) viennent compléter le calendrier de l’année.

Soutenir la transmission 

«  Malgré des difficultés sur certains territoires et certaines filières, il y a aussi beaucoup d’opportunités dans l’agricole et l’agroalimentaire  », affirme Olivier Chaillou, président de Terrena. Ces propos se traduisent factuellement par le soutien apporté par la coopérative aux transmissions, aux installations, ainsi qu'au développement des espaces agricoles sur le territoire. Différents projets sortent de terre avec des objectifs clairs à horizon cinq ans :

  • Soutenir la «  pouletisation  » (comme le précise le président) de la consommation en France avec l’implantation de plus de 50 nouveaux bâtiments pour l’élevage de volaille de chair. La filière œuf est aussi concernée avec l’installation de 100 nouveaux bâtiments d’œufs en plein air (dont 50 sont déjà réalisés depuis deux ans). «  Ces implantations se font dans des zones qui ne sont pas des territoires d’élevage, mais qui représentent une activité complémentaire pour certaines typologies d’exploitation  », explique le président.

  • Avec une consommation de viande bovine qui ne diminue pas en France, la coopérative propose des ateliers d’engraissement pour augmenter les volumes de 42 000 têtes de jeunes bovins d’ici cinq ans .

  • Pour le porc, Terrena s’engage à soutenir toute nouvelle installation après chaque départ pour stabiliser la filière.

  • Enfin, concernant le lait, l’objectif est d’augmenter la production de 40 millions de litres (par gain de productivité ou nouveaux adhérents) en cinq ans.

Au total ce sont plus de 200 exploitations qui sont soutenues , dont 140 projets portés par de jeunes adhérents sur l’année 2024. Parmi les initiatives, la coopérative annonce des formations sur la transmission (90 agriculteurs accompagnés) ainsi que le lancement d’un fonds d’investissement coopératif pour accompagner les projets conséquents (supérieur à 1,5 ou 2 millions d’euros). «  Le but est de  prendre une part minimale de capital pour que l’agriculteur reste le chef d’exploitation. Nous ne voulons pas entrer dans le format ou l’aval intègre l’amont comme nous pouvons le voir dans certains pays  », précise Olivier Chaillou.

Le développement des Sentin’Elles est également au programme pour que les femmes est une place plus importante au sein du conseil d’administration et ainsi favoriser la mixité.

Faire du changement climatique une opportunité

Terrena travaille beaucoup sur l’ agriculture de régénération pour gagner en résilience. Plus de 170 techniciens se sont formés sur l’année courante. Un Indice de Régénération a été mis en place avec l’Association pour l’Agriculture du Vivant . Celui-ci évalue le résultat des pratiques agricoles avec la mise en place d’indicateurs. L’objectif est de le déployer chez 1 000 exploitations d’ici 2028 .

Gagner en compétitivité et construire des filières agricoles durables 

Avec l’acquisition de Tipiak, qui comprend sept outils de production pour 1 300 salariés, Terrena va accélérer le développement de toute la gamme épicerie (couscous, céréales et divers mélanges) en construisant des filières solides portées par une marque forte.

L’acquisition à 100 % d’Ovalis, en complément de Terrena Œufs, Boyé accouvage et Igreca, va permettre de structurer toute la filière qui compte 124 éleveurs de poules pondeuses , un site d’industriel et 200 salariés. 

La marque la Nouvelle Agriculture a 10 ans. Développée au fil des années par la coopérative, elle représente près de 99 millions de CA (+ 37 % en 2024), avec 35 000 tonnes de produits distribués. Son développement s’étend vers des filières professionnelles (Nouvelle Agriculture Pro) notamment pour la restauration qui offre la possibilité d’augmenter les volumes.

LANTECH
Lantech a mis au point un système unique permettant de remplir automatiquement le magasin de la formeuse de caisses. Les flans sont prélevés et placés dans le magasin quelle que soit leur configuration. Les sangles sont retirées. Aucune exigence particulière n’est requise en matière de palettes et aucune intervention humaine n’est nécessaire. Lantech@Interpack, hall 13, stand C47, du 7 au 13 mai.